Christmas Rock Night 2006

publié par Lymf le 6 février 2007

Christmas Rock Night, l’un des plus gros rassemblements de rock chrétien en Europe, a eu lieu une fois encore dans la petite ville d’Ennepetal en Allemagne, et une fois encore, le temps était glacial, mais heureusement moins que l’année passée. Au programme, une belle brochette d’artistes, dont beaucoup venant d’outre-atlantique.


Une fois encore, les gens se sont déplacés de toute l’Europe, certains venant des Pays-Bas, de Suisse, de Pologne, de France, ou d’autres, comme votre serviteur, de Belgique.

Mais trêve de blabla, les présentations étant faites, attachons nous à ce qui est réellement important, le festival en lui-même.

Le vendredi, les concerts étaient prévus à partir de 17h, et il faut le reconnaître, soit l’horlogerie allemande est de très bonne qualité, soit ils se fournissent en Suisse, car dès le début, et pour toute la durée, j’avoue ne pas avoir eu à me plaindre d’un seul retard. Malgré mon arrivée dans les temps (17h05 pour être précis), les concerts n’ont pour moi débuté que vers 21h30, le temps de manger, de rencontrer RED, Project 86 et Kids in the Way en salle de presse, et de me faire arrêter par un des guitaristes de Fireflight à cause de mon sweatshirt de For the Day of Redemption, qui pour la petite histoire, comportait à peu de chose près le même motif que son tatouage sur le bras gauche. Ce genre de petits événements vous fait aimer un tel festival. En effet, les stands se trouve soit dans un long couloir autour de la salle, soit l’étage plus bas, dans un couloir similaire. Les artistes vendant la plupart du temps leur propre merchandising (sauf durant leur concert), le contact entre le public et les groupes peut se faire très facilement. Ajoutons à cela les séances au café du festival, où les groupes sont invités à faire, publiquement, toutes sortes de choses en échange de cadeaux, qui montreront à ceux qui les prennent encore pour des surhumains, qu’ils sont bien faits comme nous, pauvres mortels. Tout cela pousse donc à une bonne ambiance entre les groupes et leurs fans.

Durant ces 4 premières heures, j’ai, me semble-t-il, loupé un concert d’October Light, un groupe de ska, là pour mettre l’ambiance, un concert de Fireflight sur la petite scène, avec une intervention très appréciée du chanteur de Kids in the Way, intervention qui n’a malheureusement pas eu lieu sur la grande scène le lendemain, ainsi qu’un superbe concert de Disciple dans une salle trop petite, ou devant un public trop nombreux… Ou les deux.

Vers 21h30 donc, je suis arrivé à temps pour les 15 dernières minutes de Building 429, un groupe de rock assez calme par rapport à ses compagnons d’affiche. Leur performance était très professionnelle. Rien d’extraordinaire dans le jeu de scène, certes, mais hé, c’était le groupe le plus calme de la soirée. Et la finition sur un vieux chant de louange était simplement sublime. Tellement dommage que si peu de monde connaissait les paroles, du moins en anglais.

22h00. Les choses sérieuses commencent avec RED. Les cinq gars du groupe, dont on n’avait pas encore entendu parlé il y a de cela à peine un an, on su créer un gros buzz autour d’eux, et faire déplacer les foules. La salle était à son comble et le public compressé au possible pour un très bon concert, malgré les petits incidents que vous pouvez lire en détail ici.

Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? A peine le concert de RED terminé, et moyennant un petit temps pour changer la configuration de la scène, on enchaîne sur Kids in the Way. Déjà présents l’année passée, les Indianoliens, si on les appelle ainsi, on une fois encore su déchaîner leur passion. D’ailleurs, dans la plupart des échos recueillis à la fin du festival, ils se plaçaient dans le top3 des meilleurs concerts. D’ailleurs, pour en savoir plus, c’est par ici.

La tension monte. On sent que cette première journée touche à sa fin, mais qu’avant, il faut passer par le clou du spectacle, j’ai nommé Project 86.

Les lumières s’éteignent, une musique d’intro commence. Ca y est, le groupe est sur scène et commence son set. Un set de près d’une heure, avec rien que leurs meilleurs titres de leurs quatre derniers albums. Le public est ravi, mais le groupe s’arrête déjà. On peut entendre des cris s’élever parmi le public. One more song ! One more song ! Le groupe revient sur scène, et nous offre un rappel sur la chanson qui l’a rendu célèbre : Stein’s Theme.

C’est sur cette note que le vendredi s’achèvera.

Après une bonne nuit de repos, et quelques moments de détente, retour à Ennepetal pour la deuxième et dernière journée du festival. Cette fois-ci, les concerts intéressants commencent à 17 heures, avec Fireflight.

Malgré toutes mes appréhensions à leur égard (un nouveau groupe, avec une fille qui chante, je suis peut-être macho mais j’ai mes réserves), Fireflight a su me convaincre grâce à leur prestation et ce malgré les problèmes techniques de la bassiste pendant un tiers du set. Je ne fus d’ailleurs pas le seul convaincu à en croire la réceptivité du public Allemand. D’ailleurs, si je dois faire ressortir un groupe du festival, c’est bien celui-ci.

Mais le quintal quitte déjà la scène pour être remplacé par les neo metaleux de Decyfer Down. Ces derniers, malgré un début de concert prenant, tomberont dans une monotonie quelque peu endormante qui fera perdre un peu de sa saveur au groupe.

Viennent ensuite un groupe de jeunes gars qui ne doivent pas dépasser 21 ans, malgré leurs trois albums dans les bacs : Falling Up. Bien que le groupe soit plutôt orienté pour une jeune audience, ils montrent ce qu’ils ont dans le ventre avec un jeu de scène très énergique pour leur fatigue. Pour l’anecdote, le chanteur a d’ailleurs parlé de leur fatigue juste après avoir exécuter un petit salto sur scène.

La suite du programme est un peu plus difficile. En effet, Tree 63 ayant eu un problème, c’est Kids in the Way qui le remplace sur la grande scène, et ce au même moment que le set d’Opposition of One sur la petite scène. Que choisir quand on a déjà vu plusieurs fois Opposition mais que l’on a vu Kids in the Way le soir d’avant ? Fireflight m’aidera à trancher en m’accordant quelques minutes en backstage pour répondre à mes questions, mais je finirai assez tôt pour entendre deux chansons d’Opposition of One dans une salle pleine à craquer qu’il est impossible de faire le moindre mouvement si ce n’est un hochement de tête.

Retour à la grande salle pour les deux derniers groupes, Thousand Foot Krutch et Disciple. Le premier sera assez décevant, non pas à cause de leur prestation qui est vraiment de qualité, mais plutôt à cause de leur ingénieur du son venu tout droit du Canada. Celui-ci en effet ne parvient pas à donner au groupe un son correct, ce qui détruit quelque peu le set. Pour ce qui est de Disciple, il n’y a aucun doute, c’est l’un des meilleurs groupes du festival. Le groupe jouera pas mal de chansons de leur nouvel album Scars Remain, ainsi que d’autres hits plus anciens. Un des moments les plus forts est quand le chanteur interrompt le concert pour applaudir Dieu et pour lire la Bible. On pourrait croire que cela a cassé le concert, mais étonnamment, le groupe a réussi à reprendre sans problème, encore plus énergique qu’avant.

C’est sur ces notes que s’est terminée l’édition 2006 du Christmas Rock Night, édition par ailleurs très réussie.

www.christmasrocknight.de


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