Saving Grace - Unbreakable (2010)

publié par Tobor le 28 janvier 2010

Signé récemment chez Strike First, Saving Grace offre au label sa première sortie de cette année 2010. Unbreakable vient réchauffer les moshers en ce milieux d’hiver et l’on peut vous garantir qu’à l’écoute de cet album la salle de concert se transporte vite à votre salon .


Nous avons fait la découverte du combo il y a 2 ans avec l’excellent Behind the Enemy Lines qui avait fait bénéficier nos oreilles d’un metalcore brutal et engagé qui n’était pas sans nous rappeler Heaven Shall Burn et leurs débuts. Quelque peu répétitif, peut être était-ce le point faible de cette première galette.

Pas de doute, Unbreakable est à l’image de son prédécesseur, dès les premières notes nous pouvons tirer la conclusion que Saving Grace est à l’origine de l’interprétation. Oui, la formule employée est la même, brutalité et efficacité sont les maîtres mots des Néo Zélandais. La voix de Nicholas Tautuhi n’a pas changé d’un pouce, toujours aussi sèche et profonde. Il nous en fait profiter sur plusieurs introductions de morceaux par des gros hurlements bien graves accompagnés par la guitare qui tape en fond. Sa voix est très utilisée et à bon escient tout au long des 12 titres. Mais SG ne serait pas SG sans ses riffs saccadés et suivis ou ses énormes breakdowns ravageurs qui s’enchaînent sans faire de réelle concession ou laisser de répit à l’auditeur.

L’album est somme toute très linéaire avec des morceaux qui s’enchaînent et qui peuvent se ressembler par moment mais tout en restant très agréables à écouter. Mention spéciale à The Eye of The Storm Part II et l’enchaînement sur Oaxaca qui vaut son petit moment d’écoute et qui change un peu du reste de l’album. La formation australienne/néo zélandaise nous montrant qu’elle sait aller explorer d’autres terrains. On remarquera qu’au fil d’Unbreakable, SG semble gagner en technicité et en maturité, présentant des morceaux plus variés et élaborés. Tout au long du cd on pourra d’ailleurs relever des riffs qui ressortent et qui marqueront l’esprit des headbangers, The listener nous offrant quelques perles en la matière. Bound by Blood nous rappelle que Saving Grace évolue vraiment dans la catégorie que l’on peut appeler Metal Hardcore, nous remémorant les sing alone propres au HxC et la technicité que l’on rencontre dans le metal (le solo qui y fait apparition étant très caractéristique du genre). Nous terminons l’album sur The Determined Drunk, un morceau en deux partie puisqu’en plein milieux, tout s’arrête pour faire place à des chuchotements et finalement reprendre sur la musique qui les détermine. Notez que certains passages de l’album ne seront pas sans nous remémorer Impending Doom (notamment un certain breakdown sur la dernière piste citée).
Seul petit reproche à faire, les breakdowns aussi énormes soient-ils se répètent beaucoup et n’offrent pas de grosses variations.
Ceci mis à part nous pouvons nous réjouir de cette sortie et de cette année qui commence sur les chapeaux de roues grâce à Saving Grace qui nous a réellement pondu un album d’une excellente qualité avec des morceaux tous plus extrêmes les uns que les autres.

D’un côté visuel, l’artwork a été réalisé par celui que nous ne présentons plus, Dave Quiggle, la présentation ne sera pas sans nous rappeler le dernier For Today (Portraits). L’album est présenté en digipack - qui est d’ailleurs très bien exploité - chaque surface nous apprenant un peu plus à propos de l’album. Deux de ces surfaces sont employées à montrer les paroles de chacune des pistes d’Unbreakable. C’est sur ce thème que nous allons bifurquer. La galette contient des morceaux variés puisque certains tel qu’Unbreakable font partie des toutes premières compositions de SG alors que d’autres sont les plus récentes. Une chose est certaine, le quatuor n’a pas changé ses orientations, prenons par exemple la piste Bury me in Jiménez qui est une prière entière où le chanteur s’adresse au Seigneur pour lui demander d’être emmené là où il pourra se reposer et être à ses côtés pour l’éternité. Pukelips est au contraire un appel au secours auprès de Dieu où le songwriter lui fait part de ses peines et de sa détresse. Tout au long de l’album Nicholas se livre avec humilité et s’appuie sur ses expériences personnelles pour les transporter dans ses textes.

Nous en arrivons donc à la conclusion. Saving Grace nous partage un album remplis de convictions et nous gratifie d’une excellente musique qui ne fait pas de concessions, comme il l’a fait découvrir avec son premier album. Cette suite nous promet le meilleur à venir et c’est certainement une très bonne année qui s’ouvre devant les Néo Zélandais, c’est d’ailleurs tout le mal qu’on leur souhaite.

myspace


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