Seventh Star (Dossier Freakstock 2008)

publié par Séb le 17 août 2008

Par un temps plutôt clément, le public de la scène « sidestage » du Freakstock vient d’assister à l’avant-dernier concert de Seventh Star. Après 10 ans d’existence, les floridiens tirent leur révérence. Johnny, chanteur du groupe nous offre un petit moment d’intimité dans les loges après 45min de défonce.


- Tout d’abord, merci pour ce show, c’était fun. C’est votre avant-dernier concert, tu te sens comment là ? Tes sentiments !?

Johnny : Wow, ben simplement en vacances… Ce sont nos deux derniers shows ici en Europe, et il est évident que nous nous sentons en vacances. On vient d’atterrir ce matin, et après-demain nous reprenons l’avion pour jouer notre dernier show en Ukraine. C’est loin l’Ukraine ? Blague à part, personnellement, je me sens heureux, et un brin fatigué, mes émotions sont un peu mélangées !

Les kids ont été géniaux ce soir. On sentait l’excitation qui grimpait au fur et à mesure que les groupes se suivaient. Arrivé sur scène, c’était l’éclate. Ça a vraiment été un show terrible… On se serait cru à la maison !

- Expliques-nous un peu, pourquoi terminer par l’Europe ?

C’est très simple, on avait terminé nos derniers concerts aux US. On a joué des shows d’adieu en Floride durant le mois de Janvier et Mars 2008. On a finalement dit au revoir à tout le monde au Facedown Fest, histoire de clore le chapitre. Et puis, peu de temps après, les gars du Freakstock nous ont contacté pour jouer, ainsi que des mecs du Total Armaggedon Fest. Du coup, on s’est dit qu’une dernière visite en Europe serait bien cool ! Depuis notre tournée en 2006, on avait envie de revenir, mais aucune opportunité ne s’était présentée. Donc, nous voilà…

Ici, c’est vraiment comme si on revenait à la maison voir la famille. On est tellement bien accueilli. Ça fait plaisir de revoir des personnes avec qui on a partagé de si bons moments, il y a deux ans de cela…. Déjà ! Mec, le temps passe vite !

- Tu as des regrets ?

Des regrets ? Non ! Pas du tout. Je suis dans le groupe depuis 2004. Donc le groupe existait avant que j’y atterrisse (ndlr : Seventh Star existe depuis 1998). Dieu nous a donné la possibilité d’être sur la route et de jouer un peu partout, de rencontrer des gens, de faire ce qui nous plait en somme. Je veux dire par là que à mon âge (24 ans), je suis déjà venu deux fois en Europe, et rien que ça, c’est énorme. Au début de cette année, mon père est décédé alors que j’étais sur la route avec le groupe, et je sais pertinemment que Dieu m’avait voulu là où j’étais. Bien sûr, j’étais triste de ne pas être présent pour lui, mais je sais aussi que Dieu est un Dieu bon, et Il fait son oeuvre. Donc, même pour cette occasion, je ne peux pas parler de regrets.

- Ça fait 10 ans que vous existez. Vous avez signé avec Facedown Records en 2002, comment s‘est déroulé votre collaboration au fil des ans ? Vous n’avez jamais eu de contact avec des labels comme Victory Records ou autres ?

Depuis que je suis dans le groupe, je sais que le staff de Facedown a toujours répondu aux attentes du groupe. Il nous a soutenus, et nous n’avions aucune raison d’aller voir ailleurs. Nous n’avons jamais cherché à être connus, on a toujours aimé faire ce que l’on faisait et partager nos convictions. Là réside notre satisfaction je pense.

- On dit que « la fin d’une chose est toujours le commencement d’une autre ». Est-ce que avec la fin du groupe tu as des projets que tu as mis en route ?

Alors personnellement, je viens de me marier, et c’est une nouvelle étape dans ma vie. Je viens de déménager à Jacksonville. Ça implique un nouveau cercle social, on a aussi une nouvelle église où l’on se sent bien ma femme et moi. Pour ce qui est des projets, on a très envie de s’investir dans les quartiers qui sont un peu en marge. Il y a un grand besoin dans ces quartiers, et les gens y sont pauvres.

- Et la foi dans tout ça ? Comment vous avez géré ça avec les gars du groupe ?

Avec les gars, on a une foi basée sur les mêmes convictions. Donc on aime bien partager nos expériences, ce qui nous préoccupe, ce qui nous tient à coeur. Je ne vais pas parler pour les autres, mais je pense que l’on a une foi similaire.

Le plus important c’est d’avoir des personnes avec qui tu peux partager ta foi. Il est tout-à-fait possible de rester seul dans son coin et être heureux ainsi. Reste que je pense que nous avons été créés pour avoir des relations. La communauté est importante ! Vraiment ! Vivre ensemble et partager, c’est important.

- Et toi, Johnny ?

Brièvement, je viens d’une famille catholique. Je trouvais la foi catholique mal adaptée pour moi, donc je me suis converti.
A un niveau personnel, je tiens beaucoup à la réformation et à ses héros. Je pense principalement à Martin Luther et aussi à Zwingli. D’ailleurs, il vient de chez vous non ?

- Oui, c’est bien ça… !

Génial, j’aime beaucoup Zwingli, et autrement, j’aime bien aussi Johnathan Edwards qui vient des US. Avec le groupe, on a aussi une belle passion pour ce que Spurgeon a fait. Ce mec était fou !

- Tu as quelque chose à ajouter que tu aimerais que les lecteurs sachent ?

Ouais, Dieu est bon … !

- Merci Johnny !

Merci à vous les gars !

Interview : Gregory Ferrington & Sébastien Gerber
Photos : Sébastien Gerber


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