Seventh Star - Brood of Vipers (2005)

publié par Fabien le 23 septembre 2006

S’inspirant plus du son New Yorkais que du soleil californien, les Floridiens de Seventh Star nous offrent un deuxième album sec et froid comme un building de la grosse pomme. Ce qui pourrait surprendre, connaissant le climat plutôt ensoleillé (on n’ose pas tellement dire doux) de la péninsule aux alligators. Mais parlons du disque plutôt que de la météo.


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Seventh Star - Brood of Vipers - 2005

Musicalement, entre Hatebreed et Throwdown, Brood of Vipers aligne les parties de mosh et les singalongs avec une ferveur sans compromis. Ferveur que l’on retrouve dans les paroles, puisque tous les morceaux (à deux exception près : the torch, qui évoque des sujets plus généralement hardcore, mais surtout pour en relever l’aspect franchement futile : "this scene won’t save your soul", cette scène ne sauvera pas ton âme. Et Your pleasure my pain, qui évoque la tristesse de voir un ami se détruire à l’aide d’addictions diverses) tournent autour de la foi, au sens large. Les textes sont d’ailleurs particulièrement agressifs, même ceux qui évoquent le pardon et le sacrifice de Jésus (Last Hours, évocation gore de la passion). "Attaques" contre le diable (Resistance to Resistance , un des tous bons morceaux de l’album, soit dit en passant, dont le thème est la libération des chaînes dont le diable nous avait affublés), mises en gardes très agressives (Fear), attaques en règle contre l’église catholique (My 96th Thesis, dont le but n’est autre que de régler ses comptes avec l’église catholique qui a probablement vu grandir le chanteur), et contre une bonne partie des autres mouvements chrétiens(Brood of Vipers, contre les télévangélistes et toutes les autres personnes prêtes à profiter de la ferveur des foules pour leur soutirer de l’argent, ainsi que Be Wary, qui met en garde contre tous les faux prophètes), bref Seventh Star n’est pas là pour rigoler, et si on peut regretter que les paroles soient aussi vindicatives, elles collent finalement bien dans l’ambiance de l’album.

Un album de facture somme toute assez classique, qui se glissera à merveille dans la discothèque des amateurs de hardcore old school dur et agressif. Les puristes apprécieront les 2 featurings présents sur le disque : Corey Steger, qui s’avère être l’ancien guitariste d’Underoath, à l’époque ou celui-ci était encore un groupe de metal, prête ses doigts agiles à un des rares solos de l’album, et Steve Peacock, chanteur d’Embrace Today soutiendra Johnny à la voix sur Your Pleasure, My Pain, Le tout dans une production sonore de qualité, mais qui garde une patine presque DIY, avec un son très rugueux, qui rajoute à l’urgence et à l’agressivité de l’album. Et dans une pochette qui ne fera probablement pas baver les graphistes, mais qui reste tout à fait dans l’esprit de l’album.

Seventh Star : www.seventhstar.org
Facedown Records : www.facedownrecords.com


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