Oh, Sleeper - When I Am God (2007)

publié par Lymf le 1er février 2008

Certains diront qu’il est trop ceci, ou trop cela, certes les gouts et les couleurs ne se discutent pas. Une chose est sûre, When I Am God, premier album du groupe Oh, Sleeper sur Solidstate Records est présent et risque bien d’avoir son quota de fans.


Oh, Sleeper - When I Am GodAprès un cinq-titres auto-produit mais bien remarqué, Oh, Sleeper nous revient en force avec son premier album When I Am God, récemment sorti sur l’incontournable label Solidstate Records.

Qui dit Solidstate dit également une production de qualité mais formatée. Cet opus ne déroge pas à la règle. En effet, on sent la “griffe” du label, que certains détestent peut-être, mais qui au moins est gage de qualité. Rien, de l’enregistrement au packaging, n’est laissé au hasard. Une production de qualité supérieure à bon nombre d’autres maisons de disques, qu’elles soient chrétiennes ou non.

Ceci dit, la qualité de production d’un album ne fait pas tout, même si elle joue énormément (enfin, si l’on se base sur Tokio Hotel, peut-être qu’au final, il n’y a que ça qui compte... Pardon, je reviens au sujet principal). Oh, Sleeper a-t-il quelque chose à nous apporter ? Définitivement. Dans la logique de son précédent cinq-titres, le combo nous offre toujours son mélange Screamo et de Hardcore chaotique, mettant un peu plus l’emphase sur le côté screamo que précédemment et rajoutant une petite touche de metal, sans pour autant perdre l’énergie dégagée, qui faisait la force de The Armored March. Breakdowns, rythmiques non régulières, parties semi-chantées / semi-criées et harmoniques dissonantes s’enchaînent gaiement pendant 40 minutes, parfois interrompues par l’un ou l’autre interlude musical plus calme.

Au niveau du message, Micah Kinard ne mâche pas ses mots. Abordant des thèmes tels que la pornographie, la grâce ou encore le besoin de l’aide de Dieu. Bien que le tout soit écrit de manière poétique, à la manière des chroniques d’un guerrier, le message véhiculé est on ne peut plus clair.

Côté packaging, le studio des frères Clark, Invisible Creature, a encore frappé avec un livret très soigné et recherché.

Un point négatif néanmoins est à noter. En effet sur les 11 titres de cet album, 5 ont été repris du EP précédent. Certes, ceux-ci ont été réenregistrés, mais pour ceux qui possèdent déjà The Armored March, When I Am God n’apporte malheureusement pas que du neuf.

Malgré cela, cet album reste très bon. On ne s’en lassera pas facilement et il fera certainement encore beaucoup de bruit.

www.weareohsleeper.com
www.solidstaterecords.com


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