Joy Electric (Xnoizz Flevo Festival 2008)

publié par Ced, Lymf le 5 septembre 2008

Alors que l’artiste et son épouse s’apprêtaient à rentrer chez eux, ceux-ci ont bien voulu faire une petite pause pour répondre à quelque question.


Joy Electric

- Jérémie (Eternel.ch) : Salut Ronnie, tout d’abord, est-ce que tu pourrais me dire quand tu as commencé le projet Joy Electric ?
- Ronnie (Joy Electric) : Je l’ai commencé... je ne suis plus trop sûr... 94... Oui j’ai commencé en 94, le premier album est sorti en décembre de cette année. Donc ça fait maintenant 14 ans.

- Jérémie : Donc en gros tu as commencé plus ou moins au début de l’ère Tooth & Nail.
- Ronnie : Oui c’est vraiment ça. Je pense qu’on était le cinquième ou sixième groupe signé. Je connaissais Brandon Ebel avant qu’il ne commence le label parce qu’il bossait dans un autre label. On sortait juste d’un contrat avec une autre maison de disque quand il a commencé Tooth & Nail. Je voulais faire quelque chose de nouveau donc il a dit “Hey, tu veux faire ça ?” et j’ai accepté et voilà.
- Jérémie : Donc tu as commencé Joy Electric directement sur Tooth & Nail, c’est bien ça ? Parce que tu as parlé d’un autre label mais aussi d’un autre projet.
- Ronnie : C’était un autre projet intitulé Dance House Children sur le label Blonde Vinyl Records, des deux premières années des 90s. On a sorti deux albums là-bas, et Tooth & Nail a commencé et on a juste recommencé à zéro.

- Jérémie : Et comment en es-tu arrivé à faire ce genre de musique ? Je ne sais pas si c’est unique, mais c’est vraiment spécifique. C’est un peu un mix entre des sons Gameboy™ et de l’electro pop.
- Ronnie : Je pense que c’est venu du fait que j’étais à fond dans les groupes comme New Order et Kraftwerk qui étaient vraiment cool. Tous ces groupes d’électronique. J’aimais beaucoup cela mais aussi les chansons style pop. Donc j’ai un peu mélangé le plus bizarre de l’un avec le normal de l’autre, et le son de Joy Electric est né.

- Jérémie : Et cette musique est-elle bien reçue aux USA ?
- Ronnie : Oui et non. Il y a du monde à nos concerts, mais si nous étions venus plus tôt en Europe, ça se serait développé beaucoup plus, car les Américains sont plus amateurs du rock n’ roll traditionnel et s’éloignent souvent de tout ce qui est ouvertement électronique.
- Cédric (Eternel.ch) : Donc vous avez un petit public aux USA ?
- Ronnie : Oui, en fait ça dépend des états. En fait nous avons des publics plus importants dans certains états. Nous avons aussi un noyau dur qui nous soutient depuis longtemps.

- Jérémie : Tu vois donc une différence entre les concerts ici et aux USA ?
- Ronnie : On n’a eu en fait que deux concerts en Europe, mais oui je pense que les foules sont différentes. Aux USA, le public devient fou, il bouge partout, saute, et tout ça. Ici, on dirait que le public est beaucoup plus comme “civilisé”.
- Cédric : Peut-être qu’ils ne connaissent pas les chansons ?
- Ronnie : C’est probablement cela aussi.
- Cédric : Les chansons sont faciles à mémoriser avec des refrains qui reviennent tout le temps, mais on ne les connaît pas encore.
- Ronnie : Pas encore, c’est vrai. Ca dépend.

- Jérémie : Et comment tu te sens par rapport au concert de jeudi ?
- Ronnie : Je ne sais pas, ça s’est passé trop vite. Je n’ai pas eu le temps de m’échauffer et de rentrer dedans au début... Je ne sais pas je suis mitigé.
- Jérémie : Et tu as aussi eu du mal parce que tu n’avais quasi pas dormi depuis plusieurs jours...
- Ronnie : Oui j’étais comme dans le brouillard, donc j’ai eu l’impression que tout s’est passé si vite. Et ça s’est terminé. J’ai eu l’impression de ne même pas avoir eu le temps de respirer...

- Jérémie : Tu as dit que tu étais déjà venu en Europe avant ?
- Ronnie : Effectivement, nous sommes venus il y a deux ans à un festival en Norvège appelé le DP Festival ou un truc du genre. C’était chouette. Pas autant de monde qu’ici, peut-être 4 ou 5.000, mais je pense qu’ils connaissaient mieux nos chansons.
- Jérémie : Oui, dans les pays nordiques, ils aiment beaucoup la musique 8 bits, donc c’est beaucoup plus proche de ta musique que ce qui se fait ici.
- Ronnie : Probablement. Et ils semblaient beaucoup plus au courant de ce qui se passait chez Tooth & Nail. Ils se renseignaient sur tous les groupes du label, nous y compris. C’était chouette. Mais j’ai aussi eu un bon moment ici, c’était vraiment cool.

- Jérémie : L’année passée, tu as sorti un album avec ton frère pour un “side-project”. Comment ça se fait que ça se soit produit après toutes ces années... Je veux dire, ça fait 14 ans que vous faites de la musique chacun de votre côté, et seulement maintenant vous faites un projet en commun.
- Ronnie : En fait, c’est quelque chose que les fans de Joy Electric et Starflyer 59 voulaient qu’on fasse depuis longtemps, et je crois que simplement c’était enfin le bon moment. On a parlé avec le label et dit “Les gars, vous voulez faire ça finalement” et ils voulaient qu’on le fasse donc voilà... C’est plus une question de timing en fait. Ni l’un ni l’autre ne travaillait sur un album, donc j’ai été vers le label et une fois qu’ils étaient intéressés, j’ai été chez Jason en lui disant “Pourquoi on ne ferait pas juste ce projet et on verra où ça ira ?” et il était totalement d’accord. On ne l’a pas vraiment planifié, on n’en a pas fait un gros truc, on a juste écrit chacun plus ou moins la moitié des chansons, et on les a enregistrées ensemble, enfin façon de parler, et voilà.
- Jérémie : J’aime beaucoup l’album soit dit en passant, particulièrement la première chanson qui est je pense la seule écrite conjointement entre toi et ton frère.
- Ronnie : Exact, la première, on l’a coécrite, les suivantes ont été écrites chacun de notre côté.
- Jérémie : Je ne sais pas, elle est spéciale, on peut sentir que l’ambiance est différente des chansons suivantes.
- Ronnie : Oui elle sonne différent. Merci !

- Jérémie : Sinon, est-ce que Joy Electric est ton travail principal ou tu fais quelque chose ?
- Ronnie : C’est à peu près la moitié de ce que je fais. Mon frère et moi, nous avons un business familial, une société de livraison, et on s’en occupe entre tout le reste. Nous faisaons beaucoup de choses. On fait ça, on a nos groupes respectifs et on a notre propre studio donc on enregistre d’autres groupes.
- Jérémie : Donc vous produisez des groupes ?
- Ronnie : Oui, c’est ce qu’on fait avec notre studio.
- Jérémie : Parce que tu travailles avec ton frère au studio ?
- Ronnie : Non, on garde ça séparé car il a son propre style et j’ai le mien. On a différents artistes qui viennent et on produit l’album ou la démo. Et je fais aussi pas mal de remixes. C’est à peu près ça.

- Jérémie : Super. Moi j’arrive à la fin, donc si tu veux rajouter quelque chose de spécial, sents-toi libre.
- Ronnie : Oh, je ne sais pas, merci beaucoup, merci d’être venu me parler.
- Jérémie : Merci surtout à toi de prendre le temps.


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