Napoleon (Holy Noise Night à Yverdon le 15 avril 2006)

publié par Lymf le 27 avril 2006

Napoleon a toujours le mot pour rire et nous l’ont prouvé lors de cet interview réalisé juste après leur concert à la Holy Noise Night 2006.


- Jeremie : Bonjour Rafael, peux-tu d’abord introduire le groupe ?
- Rafael : Nous sommes Napoleon, le nouveau groupe de rock préféré.
- Sven : M.S.G. from G.O.D., Napoleon rocks ! (Message de Dieu, Napoleon c’est de la balle !)

- Jeremie : (rires) C’est vrai, c’est vrai. Donc, est-ce votre premier concert en Suisse ?
- Rafael : Pour Napoleon, c’est la première fois oui.

- Jeremie : Ok, et j’ai entendu que vous avez conduit pendant 14 heures pour venir ici, et après ça vous nous faites un concert de feu, donc qu’est-ce que vous prenez ? De la drogue ? Quelque chose comme ça ?
- Rafael : Oui, mmh cocaïne ? (rires). Oui, c’est ce qu’on prend en général.

Gros éclats de rires

- Jeremie : C’était une blague pour ceux qui n’ont pas compris.
- Jocelyn : Plus sérieusement, vous êtes un groupe chrétien, m’avez-vous dit, mais vous voulez faire plus de concerts en dehors de la scène chrétienne. Est-ce l’un de vos buts ? Pensez-vous avoir une mission à accomplir ou quelque chose comme ça ?
- Rafael : Je crois que l’on veut juste jouer de la musique, et notre musique est juste en rapport avec notre vie, et comme notre foi est la partie principale de notre vie, c’est ce qu’on fait en le disant à l’extérieur. Je ne crois pas qu’on est un groupe qui prêche, mais c’est une partie de nous et on doit le dire, pas parce qu’on veut prêcher, mais parce que c’est ça la vie. (it’s what live is about)

- Jocelyn : Comment voyez-vous la scène chrétienne en Allemagne ? Je veux dire, il y a de plus en plus de groupes qui en font partie. Avant il y avait que peu de groupes, et maintenant il y en a de plus en plus qui émergent, comment le voyez-vous ?
- Rafael : Je ne sais pas trop parce qu’on ne fait pas vraiment partie de cette scène chrétienne en Allemagne. Donc je ne sais pas trop comment c’est (burp). Mais que dire à propos de la scène chrétienne ? On ne joue pas beaucoup de concerts chrétiens en Allemagne et oui, on a quelques amis dans des groupes chrétiens, mais on est plus dans la scène séculière et on a beaucoup d’amis dedans. Je crois que c’est mieux. Je n’aime pas vraiment cette « scène chrétienne ». Je crois que ça devrait juste être une « scène » normale et que les groupes chrétiens devraient aller dans cette « scène » normale et en faire partie.

- Jocelyn : Merci. Si on écoute votre musique... Ce n’est pas du punk, ce n’est pas du hardcore, ce n’est pas du metal. Est-ce que vous pouvez nous dire un peu plus sur ce que vous jouer ?
- Rafael : J’ai entendu que certains appellent notre musique bizarrocore. Je trouve ça drôle. Je crois qu’on fait une musique géniale, la meilleure en fait (rires).

- Jocelyn : Ce qui est drôle c’est que même si vous n’êtes pas dans ce style de musique (hardcore), beaucoup de monde aime vraiment ce que vous faites.
- Jeremie : Et ils sont justes connectés à cette musique. J’ai vu beaucoup de punks, hardcore complètement connectés à votre musique... C’est étrange. Comment pouvez vous l’expliquer ?
- Rafael : Parce qu’on est fashion (à la mode) (rires).
- Jeremie : Donc c’est vraiment tout par rapport à la bonne coupe de cheveux et au bon pantalon au bon moment (rires)
- Rafael : Tout juste mon gars !

- Jocelyn : Vous m’avez dit que votre prochain but ou votre prochaine étape, si je puis dire ça comme cela, est d’enregistrer un nouvel album, et de trouver un label, qui est répandu en Allemagne, qui est gros. Pouvez-vous nous en dire plus ? Est-ce un album conceptuel ? Est-ce seulement de la musique ?
- Rafael : Ce qu’on fait pour l’instant c’est juste enregistrer des démos d’une trentaine de chansons plus ou moins. On va juste garder les meilleures pour le studio et voilà. Je crois que ça sera plus dans la musique séculière et je sais que ça semble stupide car on n’a pas l’air d’être dans le séculier, mais c’est le truc. Avoir un contrat avec un gros label et vendre autant d’albums qu’on peut. On voudrait devenir un gros groupe, pas devenir célèbre, mais avoir l’opportunité que notre musique puisse être écoutée par beaucoup de gens.

- Jocelyn : Si vous avez cette chance de devenir un gros groupe, n’avez-vous pas peur de perdre un peu de votre feeling avec le public ?
- Rafael : C’est ce que je pensais dans le passé, mais je crois qu’on verra juste comment ça se passera. Je crois que c’est un processus et qu’on grandit peu à peu et on verra car on est quand même toujours les mêmes gars qu’au début, et je crois qu’on restera les mêmes même si on devient un gros groupe. Je ne sais pas si on le deviendra, on ne doit pas, mais on veut juste rester qui on est, des gens adorables, de ton voisinage.

- Jocelyn : Avez-vous un message pour les francophones ?
- Rafael : Vous devriez apprendre l’Allemand comme ça les interviews seront beaucoup plus faciles (rires).
- Jocelyn : (en allemand) Je parle un peu allemand, c’est juste difficile pour Jérémie qui n’y comprend rien, car sa deuxième langue c’est le néerlandais.
- Rafael : Je voudrais quand même dire aux francophones que j’aime vraiment ces endroits, les endroits en France, en Suisse...
- Jocelyn : En Belgique !
- Rafael : Oui la Belgique... David. Bonjour à David !

- Jocelyn : Merci beaucoup, on vous souhaite bonne chance, et si Jérémie à encore des questions...
- Jeremie : Non, je n’ai plus rien à rajouter, donc merci beaucoup d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.


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