Last Tuesday (Freakstock 2006)

publié par Lymf le 20 août 2006

Après un concert de qualité et plein d’humour, le chanteur du groupe de pop punk nous accorde quelques minutes en backstage pour une interview.


Karl de Last Tuesday
- Séb (Eternel.ch) : Salut, tout d’abord, pour ceux qui ne vous connaissent pas, peux-tu introduire le groupe en quelques mots ? D’où vous venez, que faites-vous, ... ?
- Karl (Last Tuesday) : Ouaip, mon nom est Karl, je joue de la basse et chante dans le groupe Last Tuesday, qui vient de Pennsylvanie aux USA.

- Séb : Merci. J’ai entendu pendant votre concert que c’était votre troisième tournée en Europe, mais c’est la première fois au Freakstock, juste ?
- Karl : Exact.
- Séb : Est-ce que tu as ressenti des différences entre les deux tournées précédentes et aujourd’hui ?
- Karl : Aujourd’hui était la combinaison des trois tournées, parce que quand je regarde autour et que je vois tellement d’amis, avec qui j’ai parlé toute la journée, et hier. Tu sais, je peux voir Ansbach, je peux voir Stuttgart, je peux voir Balingen, je peux voir tellement de personnes de ces lieux et c’est vraiment cool parce que maintenant ils sont tous ensemble, donc on joue un seul énorme concert et c’est vraiment bien.

- Séb : Et si on compare les tournées en Europe et aux Etats-Unis, est-ce qu’il y a de grosses différences au niveau du public, des gens ?
- Karl : Je crois que 90% du temps, les Européens, en tout cas les Allemands, aiment les concerts. Ils s’en fichent de qui joue et c’est une bonne chose. Ça ne veut pas dire qu’on est un groupe ennuyant, ni qu’on est mauvais. Ça veut juste dire qu’ils sont là pour avoir du bon temps, et c’est l’essence même de la musique tu sais. En fait, j’ai passé un bon moment partout où j’ai joué, donc c’est bien de voir d’autres gens, et on aime jouer ici. Aux USA, ça prend plus longtemps. Les gens te testent, mais quand on est venu au même endroit 3 ou 4 fois, les gens sont, je ne sais pour quelle raison, plus ouverts.

- Lymf (Eternel.ch) : Une question à propos de votre dernier album. Sur l’album précédent, le son était vraiment influencé par Matt Thiessen, de Relient K. C’était vraiment un son très pop. Par contre ce soir, on a pu entendre quelques nouvelles chansons et ça sonne différent. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ?
- Karl : Et bien, le groupe a déjà sorti plusieurs albums. Ça sera notre cinquième album et demi. On en a sorti trois sur un label indépendant avant ça (NDT : sous-entendu : avant d’être sur Mono vs Stereo) et chaque album sonne différemment. On garde toujours le fil conducteur du groupe, ce qui l’identifie, c’est-à-dire les mélodies vocales et les autres choses changent avec des influences allant de No Flags à Mxpx, en passant par Midtown et Relient K, et maintenant on rajoute un peu plus d’agressivité comme Rise Against, mais toujours en gardant bien présentes les mélodies de notre son pop punk. Quand on a su qu’on travaillerait avec Matt Thiessen, on s’est dit : « Allons y, fonçons complètement dans cette direction et voyons ce qui se passe » et les chansons qu’on avait écrites étaient un peu plus agressives que dans Resolve, mais la production les a rendues plus pop que nous ne l’aurions pensé, mais c’est normal, tu travailles avec une équipe, et voilà, Matt en faisait partie et certaines choses lui semblaient naturelles donc les chansons en concert sont très différentes de Resolve. Il y a beaucoup plus d’agressivité que ce qu’on entend sur l’album et on voulait faire le nouvel cd dans cette idée. Si les gens aiment nos concerts et achètent Resolve, ils vont dire « C’est différent de ce que j’ai vu ». Ils l’aimeront peut-être, mais c’est différent. Donc on voulait quelque chose dont les gens sachent à quoi s’attendre, donc on a écrit des chansons rapides, agressives, avec beaucoup de mélodies vocales, et ça a marché. C’est ce qu’on voulait et ça a marché, donc on est heureux et excité.

- Lymf : Super. Et vous êtes sur Mono vs Stereo. N’est-ce pas un peu bizarre parce que c’est un nouveau label avec pas mal de groupes différents comme The Showdown, Maylene and the Sons of Disaster, Chasing Victory mais aussi des combos comme The Evan Anthem. C’est vraiment des genres de musique très divers. N’est-ce pas un peu étrange d’être sur un tel label ?
- Karl : Mono vs Stereo est vraiment un bon label. Il a vraiment un cœur d’indépendant, avec une distribution de majors. Ses responsables sont vraiment connectés à chacun de leurs groupes et soutiennent la vision de l’artiste, bien sûr pas à 100% mais bien plus qu’un plus gros label. Et c’est chouette d’être là en tant qu’artiste. Ils nous aident à sortir notre album, mais nous laissent faire la musique qu’on veut faire. J’aime aussi la diversité des groupes qui s’y trouvent. Je ne veux pas être perdu dans une mer remplie d’autres Last Tuesday’s. On l’aime. On pense qu’être sur Mono vs Stereo et être avec des groupes comme The Showdown nous rend plus dur (rires), donc on peut faire du pop punk parce que nos compagnons de label sont The Showdown.

- Séb : Une question à propos de vos tournées. Est-ce que vous tournez souvent dans le milieu séculier ou plutôt sur le marché chrétien ? Comment est-ce que vous vous positionnez par rapport à cela ?
- Karl : On joue à peu près 220 concerts par an donc on joue partout où l’on peut. Je veux dire, on joue dans des bars, des églises, jardins d’enfants, podiums, donc il n’y a pas de sélection.
- Lymf : Des anniversaires ?
- Karl : Oui, on fait aussi les anniversaires. Ce désir de jouer beaucoup de concerts et ne pas être un gros groupe, on doit jouer partout où l’on peut. Donc on ne choisit pas le marché, donc je dirais 33% d’églises, 33% de bars et de clubs, et 33% de clubs chrétiens. Je parle ici des USA, et je ne ressens pas vraiment de différence. On ne fait pas les choses différemment parce qu’on joue dans une église. On fait le même concert. Je crois que pour certains, ils connaissent le groupe et ils sont plus à l’aise de nous voir dans un club ou un bar, ils ne veulent pas aller nous voir dans une église. Mais c’est juste à propos de l’environnement. Et d’autres vont parfaitement comprendre que l’église veut organiser un concert, et qu’est-ce que ça change que je ne crois pas en Dieu ? Je veux aller à un concert, et l’église le permet, c’est cool.

- Lymf : On arrive à la fin, donc si tu veux rajouter quelque chose pour nos lecteurs francophones ?
- Karl : Quand est-ce qu’on jouera en France ? Parce que quand on vient en Europe, je fais tout le booking donc si quelqu’un veut nous faire jouer en France, on sera de nouveau en Europe en mars. Au revoir (en français).

Photos du concert : Cliquez ici
Site internet : www.lasttuesday.com

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