Inhale/Exhale - The Lost, The Sick, The Sacred (2006)

publié par Lymf le 15 janvier 2007

Le label Solidstate Records semble avoir décidé d’ajouter du sang neuf à son roster en 2006 avec l’arrivée de nombreux groupes tels que Twelve Gauge Valentine, Destroy the Runner ou Life In Your Way. Inhale/Exhale fait partie du lot. Cependant, alors que certains autres groupes sortent totalement du néant, celui-ci est déjà connu grâce au passé de certains membres. En effet, le guitariste, John LaRussa, est un ancien membre de Narcissus, et le bassiste, Brian Pittman, faisait partie de Relient K.


Inhale/Exhale - The Lost The Sick The SacredMais trêve de blabla sur le groupe, parlons de leur premier album, The Lost, The Sick, The Sacred, sorti en novembre sur Solidstate. Dès les premières secondes, on sent que quelque chose se trame et que cela risque d’exploser à tout moment. BAM. Après seulement vingt-cinq secondes, voilà que le groupe nous explose un metalcore boosté aux amphétamines. Une pêche incroyable pouvant rendre le sens du rythme à un paraplégique. Malheureusement, après seulement une minute, c’est le drame. Une chanson qui avait si bien commencé, interrompue par une partie chantée plus que clichée. Pourquoi ? Etiez-vous obligés de faire cela ? (Entendons nous bien, je n’ai en soit rien contre les groupes intégrants des voix claires et chantées à leurs chansons, ce que je reproche ici, c’est le manque de recherche au niveau de son intégration. Autant les parties criées sont originales, énergiques, entraînantes et donnent envie d’écouter plus loin, autant les parties chantées se ressemblent, arrivent de la même manière et au même moment.) Heureusement, ce dur moment n’est que de courte durée, et très vite le groupe retourne sur son metalcore enragé. Déplorablement, le schéma de fabrication des chansons sera le même du début à la fin de l’album, alors que nous aurions très bien pu nous en passer. Dommage car il empêche parfois de profiter pleinement de l’énergie dégagée par le groupe

Contrairement à certaines formations du moment, Inhale/Exhale a également un message à transmettre. Non, il ne s’agit pas de l’histoire d’un univers rose où tout le monde est gentil, mais ce n’est pas non plus un prêche sur les béatitudes à la « in your face ». Les paroles de l’album sont plutôt un reflet de ce que les musiciens du groupe vivent. Certaines chansons parlent de la grâce, ou d’autres points concernant Dieu à notre égard, comme sa présence à tout moment à nos côtés, mais d’autres sont plutôt là pour mettre des problèmes en lumière, comme la chanson Dance All Night, parlant de la manière dont l’Eglise se tait dès qu’il y a un problème, et préfère l’enfouir dans le silence plutôt que d’en parler.

Et si les paroles n’étaient pas encore assez claires à vos yeux, la pochette, réalisée par Asterik Studio, vient compléter le message, avec entre autres symboles, une représentation des dix commandements.

En résumé, Inhale/Exhale nous fournit un bon album, auquel on reprochera néanmoins des parties chantées trop clichés.

Inhale/Exhale : www.inhaleexhalerock.com
Solidstate Records : www.solidstaterecords.com


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