In Vain - The latter rain (2006)

publié par Warrior of Light le 2 juillet 2009

« The latter rain » a beau être le premier album du groupe, les gars d’« In Vain » n’y vont pas avec le dos de la cuillère.


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En effet, l’opus débute de manière épique, avec une intro où les cuivres sont à l’honneur. Puis, sans nous laisser le temps de digérer, le groupe enchaine avec « In the midnight hour » morceau de death metal mélodique dans lequel on notera la présence de trompette et de trombone.
Il est difficile de vouloir étiqueter la musique d’« In Vain » car le groupe ne se cantonne pas à un style bien défini et mélange les influences les plus diverses et les plus improbables. Celles-ci vont du death au black metal en passant par le hardcore, le rock des années 60/70 et même le jazz. Les nombreux passages acoustiques constituent sans aucun doute un des gros points forts du groupe tant ils sont toujours parfaitement bien sentis et placés. Après « The midnight hour », In Vain nous propose un bon morceau de death, chanté en norvégien, avant de passer à un black possédant des similitudes avec la musique de « Crimson moonlight » sur la chanson « October’s monody ».
« Their spirit ride with the wind » nous permet de respirer un peu, en effet, sur ce morceau le tempo se ralentit et le chant devient clair.
De « I total triumf » on retiendra surtout le passage au saxophone, tranchant avec les riffs brutaux du morceau, puis l’on sombre dans les ténèbres avec le doom à la « Morphia » du morceau « The titans », ou des violons viennent merveilleusement accompagner le duo des voix death et black pour, ensemble, nous emmener dans les ténèbres d’un monde qui n’est peut être pas si loin. Ici encore, le morceau est coupé par superbe passage acoustique et se termine par un très bel instrumental. L’album atteint son apogée de violence avec le morceau très black metal « As i wither » qui, par certains cotés, peut rappeler les groupes « Antestor » ou « Crimson moonlight ».
In Vain nous octroie un moment de repos avec « Morning sun », morceau instrumental et acoustique où le piano, la guitare et la flûte se mêlent dans un ensemble onirique puis, sans transition, on passe à « Sorgenfri » qui conclut en apothéose ce magnifique opus.

Non seulement les compositions d’ In vain sont variées, mais elles sont en plus, parfaitement interprétées, chaque membre du groupe maitrise son instrument avec brio. Cet album brille aussi par la qualité de ses orchestrations qui témoignent de la maîtrise et du professionnalisme du groupe. Notons encore la présence de 14 guests, invités à venir jouer de leur instrument. Les seuls points négatifs que l’on pourrait trouver dans cet album sont un léger manque de cohérence entre les différents titres qui a tendance à devenir gênant et déconcertant après plusieurs écoutes. On a parfois l’impression d’écouter une compilation de groupes différents. La durée des chansons pourra aussi refroidir certains auditeurs puisque pratiquement toutes les pistes dépassent aisément les 6 minutes. En clair, « The latter rain » est un grand album qui amène de l’air frais dans le milieu du metal extrême de par son coté original et novateur.
In vain est donc un groupe à suivre de très près en espérant qu’il réussisse le défi, pour son prochain album, de faire mieux que le précédent. La tâche ne sera certainement pas aisée.

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