Freakstock Festival 2009 (29 juillet - 2 août 2009)

publié par Aifix le 21 septembre 2009

Cette année le Freakstock n’a pas eu lieu à son habitude à l’hippodrome de Gotha mais dans un ancien camp militaire situé à 50 km de Kassel. Direction donc la petite ville de Borgentreich où est situé le nouveau site. Plus petit que l’ancien, il n’abrite que 3 scènes.


En découvrant les lieux on retrouve la Mainstage, identique aux années précédentes, c’est-à-dire en plein air et dédiée au pop/rock et autres mises en bouches. Viens ensuite la bonne surprise : ce qui était anciennement la tente Marquee est désormais une salle portant le nom de Turbinenhalle. Autant dire qu’on a gagné au change car cette salle est spacieuse et le son y est tout a fait correct. Enfin, il y a une scène sous une petite tente, au niveau du sol, pour les concerts improvisés. Bien sur elle a moins de puissance de feu mais elle a l’avantage de permettre au groupe d’être très proche du public. Par chance il a fait beau (alors que la météo prévoyait de la pluie), ces petits concerts en plein air ont donc eu tout leur intérêt.

Passons donc à ce qui nous intéresse : les concerts. Plus qu’un compte-rendu détaillé de chaque set, voici quelques mots sur des groupes qui nous ont particulièrement marqué. On commence avec la première soirée qui a mis la barre très haut.

C’est un public motivé qui attendait les White Flags Burning puisqu’il s’agissait du seul groupe programmé dans la catégorie « punk ». Nos attentes étaient donc déjà très hautes pour le 2ème concert du festival dans la Turbinenhalle. Le groupe avait préparé un set assez technique, très carré, pour un résultat de pur punk-hardcore qui a déchaîné les plus hardis qui s’’étaient aventurés dans le pogo.
Les morceaux se sont rapidement enchaînés, sans trop de bla-bla entre les titres, certains chantés en anglais, d’autres en allemand mais pour la plupart extraits du tout nouvel album des WFB State Of Injustice. C’est donc avec une certaine déception qu’on n’entendra aucun titre du EP ou encore de l’époque Suspekt, l’ancienne formation, musicalement plus tournée vers le punk rock et la louange. A noter tout de même une reprise originale des Rolling Stones exécutée impeccablement, comme la plupart des autres morceaux d’ailleurs.
Rajoutons à ça le son tout à fait correct de cette salle pour obtenir un concert fort sympathique en ce début de festival.

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Les choses se sont accélérées avec Escape From Sickness qui a été le premier groupe du festival à envoyer du très gros son dans nos oreilles. En effet, le groupe suisse nous a servi du metalcore agressif et saccadé sur un plateau d’argent. Sans fausse note, les morceaux se sont suivis avec une pèche incroyable. On peut dire qu’ils ont de l’énergie à revendre nos jeunes musiciens alémaniques car ils n’arrêtaient pas de bouger dans tout les sens. Une prestation scénique impeccable donc avec un chanteur très souriant et qui n’hésite pas à grimper sur la plus haute enceinte pour un des morceaux. Mention spéciale à la bassiste, tout aussi motivée que les garçons du groupe.
L’éclairage de qualité contribua également à créer cette ambiance si particulière durant ce concert qui a marqué les esprits.
Le set s’est terminé en apothéose avec une reprise du mythique « My Beliefs » de No Innocent Victim qui a fini de convaincre les sceptiques pas encore conquis.

En fin de soirée, ceux qui n’en avaient pas encore eu assez, accompagnés des plus fanatiques, ont pu écouter un set spécial hardcore et metal par DJ Cribbel dans la salle Dorfdisko entre 1:30 et 3:00.
Le set a débuté sans créer spécialement d’ambiance jusqu’à quelques morceaux de hardcore plus ou moins old school qui ont permis aux moshers de se lancer quelques défis de danse. Une mention particulière pour le classique « Reunion » de NIV toujours aussi agréable à l’écoute. Ensuite le reste du set fut surtout orienté vers le metal et metal/hardcore. Rapidement le dancefloor s’est rempli et la fin de la performance a été marquée par une ambiance assez chaude ainsi que quelques pogos.

Le deuxième soir a ouvert la porte aux groupes plus "métalliques", notamment grace a la performance de Sacrificium ou encore du groupe de metalcore Descent To Rise.

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Mais en début de soirée c’était surtout les Never Back Down que nous attendions.
De toute la programmation de cette année c’était le seul groupe dont le son tirait majoritairement vers le hardcore. C’est donc avec impatience que les hardcore kids attendaient la venue du groupe dans la Turbinenhalle le vendredi soir. Étant donné que le groupe était en retard le concert a commencé avec au moins une demi heure de retard. La pression était donc à son comble et dès le premier morceau le pit fut pris d’assaut par les moshers motivés et transformé en véritable champ de bataille.
S’en sont suivies 45 minutes de véritable hardcore, avec quelques rarissimes petites touches de métal. Les nombreuses « mosh part », ont ravi les danseurs venus en nombre, lesquels ont très vite pardonné à nos musiciens leur petit retard.
Comme pour les autres concerts du style, il y avait une très bonne ambiance, très fraternelle. Le groupe était quand à lui très souriant ce qui a contribué à alimenter la bonne humeur générale.
Le set s’est achevé sur un sing along bien agressif autour de leur tube « Dust ».
Ce bon concert a satisfait les fans de pur hardcore... et offert une leçon de style aux novices.

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La dernière soirée a été placée sous le signe de l’éclectisme, proposant des sonorités mélodiques comme brutales, à l’image du groupe américain Hands jonglant entre ces deux tonalités d’une façon radicale et un peu déconcertante.

Mais revenons dans un premier temps au début de soirée car les White Flags Burning ont remis les couverts avec un petit concert improvisé dans la scène prévue à cet effet. Ainsi, en petit comité, nous avons eu droit à un second set du groupe. Le choix des morceaux a été sensiblement le même que pour le premier concert si ce n’est qu’il y eu 1 ou 2 de plus vieux, chose appréciable.
Le son était quand à lui très loin d’être au point mais qu’importe, la motivation des musiciens sut contenter le public chaleureux venu supporter le groupe berlinois.
Un concert qui a sonné plus punk que le premier, satisfaisant ainsi les mordus du genre.

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Antidemon, groupe de death metal venu du Brésil nous a honorés de sa présence lors de cette dernière soirée du Freakstock. Le groupe n’en est pas à son premier coup d’essai puisqu’il avait déjà joué au festival en 2004. Mais entre temps la line-up a changé. Le son a également évolué puisque le groupe à surtout fait des morceaux récents mais à quand même gratifié les fans d’un de leurs tubes en fin de set : « Massacre. »
A noter quand même une traductrice qui prenait son job très au sérieux et qui expliquait ce que disait le chanteur entre les morceaux avec beaucoup... d’entrain. Ce qui a donné un côté un peu surréaliste au show mais très fun.
Sinon le reste a été assez classique, du gros death metal qui tache en somme. Un chant très gutural pour une ambiance « infernale »... mais assurément bénie.

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Nous avons loupé le petit concert improvisé d’Escape From Sickness, par conséquent impossible de vous donner des détails... mais il paraît que c’était bien !

Un festival plein de bonnes surprises, comme à son habitude, avec du gros son mais également de la bonne humeur. On remarquera des Francophones dans les parages, venus en nombre, et surtout à la fois de Suisse, France et Belgique, ce qui est encourageant ! On vous donne rendez-vous l’année prochaine au Freakstock 2010, qui sera, on l’espère au même endroit.


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