Freakstock 04 : un jubilé réussi

publié par Marcounet le 7 avril 2005

L’année 2004 rimait avec jubilé des 10 ans pour le Freakstock, le plus grand festival alternatif chrétien d’Europe. Ainsi du 28 juillet au 1er août, 10’000 personnes se sont rassemblées sur la colline du Boxberg, près de la ville est-allemande de Gotha pour participer au bien nommé « Jesus Festival ».


Traditionnellement organisée le dernier week-end de juillet, cette grande kermesse sert également de rencontre annuelle pour les communautés « Jesus Freaks »*. Les organisateurs annoncent clairement la couleur. Jésus tient la première place dans ce festival dont il n’est pas question de brader les thèmes centraux de la manifestation que sont « évangélisation » et « édification ».

Ainsi, chaque journée commence par une dose importante de louange. La fin de la matinée et le début de l’après-midi sont consacrés à une réunion plénière qui comprend outre l’adoration, un message percutant et inspiré. Durant ce laps de temps, aucune autre activité n’est organisée en parallèle. L’après-midi, une fois le repas de midi avalé, est consacré aux ateliers.

Un large éventail musical

Dès 19h00, les groupes se relaient sur les cinq scènes musicales. La « mainstage » accueille des groupes d’horizons, de styles et de cultures divers. Deuxième scène au niveau de l’importance, la grande tente du Marquee rassemble les amateurs de décibels et de guitares saturées, explorant allégrement les gammes du courant alternatif, du nu-metal au death en passant par le HXC et le punk.

Le « Rocket club » propose pour sa part un éventail de productions hip-hop tandis que deux autres scènes permettent à des formations moins connues de se produire. L’une d’elles placée sur un côté de la tente « Jesus Freaks International ». Nommée "Laud Stage" (laud, du latin "laudere"), elle représente les projets de louange du mouvement, tandis que la dernière se situe dans la « Coffee Zelt » le plus grand « bistrot » du Freakstock.

Une fois de plus, le Freakstock aura été marqué par la qualité des messages apportés par des orateurs venus de divers horizons. Sous un soleil omniprésent (mais moins pesant que l’an dernier), Dieu s’est livré à une œuvre de guérison et d’édification. Plusieurs cœurs se sont en outre tournés vers lui. Clin d’œil du Très-Haut, les festivaliers ont pu assisté à un phénomène astral surnaturel, alors que l’Esprit-Saint agissait avec puissance lors d’un message, un anneau lumineux a soudainement entouré le soleil. Spectacle merveilleux.

Un car romand

Cette année, un car a été organisé depuis la Suisse Romande pour rejoindre l’Allemagne. 25 personnes embarquées à Nyon, Lausanne, St-Aubin, Neuchâtel et Bienne y ont pris place et l’écrasante majorité des participants est revenue enthousiasmée du Festival. Un projet similaire est en gestation pour l’été 2005.

Point incontournable le très dense programme musical, s’est révélé fort diversifié et d’une qualité supérieure. Prise au dépourvu par le flux massif des arrivées le mercredi déjà, l’organisation a parfaitement tenu le choc et fait preuve d’un professionnalisme malheureusement peu fréquent dans les cercles chrétiens. Seul point négatif : suite à un acte de vandalisme, l’eau sortant des pommeaux de douche aurait aussi bien pu jaillir sous forme des petits cubes...

Loin des clichés restrictifs propres au monde évangélique et loin de l’esprit de dépravation des festivals laïques, le Freakstock a une nouvelle fois parfaitement assumé son rôle fédérateur de rencontre entre la foi chrétienne et le monde assoiffé de vérité, tout en proposant aux personnes en chemin, de véritables outils d’édification. Jésus était bel et bien l’invité d’honneur à Gotha.


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