Flatfoot 56 (Xnoizz Flevo Festival 2008)

publié par Ced, Lymf le 5 septembre 2008

Après un concert écourté dû aux problèmes techniques rencontrés, le groupe au complet s’installe avec nous pour un petit moment de partage, d’interview et de discussion sur des sujets allant des questions de l’interview, à la répartition ethnique de certaines rues de Chicago.


Flatfoot 56

- Jérémie : Hello, tout d’abord, est-ce que vous pouvez vous présenter, ainsi que le groupe ?
- Justin : Nous sommes Flatfoot 56, et je suis le batteur, Justin, et parfois je parle aussi au micro et chante un peu.
- Josh : Moi c’est Josh, je joue de la cornemuse et de la mandoline.
- Kyle : Ici Kyle, je joue la guitare basse et la deuxième voix.
- Tobin : Tobin, je suis le chanteur principal et le guitariste.

- Jérémie : Cool, et quand est-ce que vous avez commencé avec Flatfoot 56 ?
- Kyle : On a commencé fin 2000, et puis Josh nous a rejoint, je pense le 8 mars 2001, et ça nous a vraiment aidé à nous développer.
- Justin : On n’a jamais changé de line-up depuis qu’on a commencé.

- Jérémie : Et est-ce un job à temps plein ?
- Justin : Dans un sens, ça nous prend autant de temps qu’un job à temps plein...
- Les autres : Plus, plus (rires)
- Justin : Peut-être plus oui. C’est un peu comme une vie à temps plein. On joue entre 250 et 280 concerts par an, et on a parfois des petits boulots par ci par là quand on rentre à la maison, mais c’est plus ou moins tout ce qu’on fait. Ca ne paie pas assez pour vivre, donc c’est souvent assez serré, mais c’est définitivement un job à temps plein.

- Jérémie : Je pense que c’est la première fois que vous venez aux Pays-Bas. Mis à part les problèmes techniques, est-ce différent des USA ? rires
- Josh : D’un côté c’est différent mais d’un autre, ça ressemble fort à la région d’où nous venons, le “Middle-East”. C’est plat, vert, avec des champs et des vaches, et il y a pas mal de Hollandais qui ont émigré aux USA dans les années 1800, donc c’est très semblable. Les gens ici sont vraiment sympa aussi, donc on se sent un peu comme à la maison.
- Kyle : Le public est génial. Les gens sont très extravertis, ils te sourient toujours ce qui est très encourageant. Mis à part les différences au niveau de la langue — d’ailleurs ce qui n’aide pas c’est qu’on parle en général très vite —, mais à part ça, les gens sont ici pour avoir un bon moment, ils réagissent bien, et en fait, ils passent bon moment, et ça c’est quelque chose que nous aimons.
- Jérémie : Je pense aussi qu’ils ne voient pas autant de groupes comme vous, donc dès que l’opportunité se présente, ils vont conduire plusieurs heures pour vous voir.
- Justin : C’est encourageant !

- Jérémie : Jusqu’à présent, vous avez joué en Allemagne à la Christmas Rock Night 2007. Est-ce que le public est différent d’ici ?
- Tobin : Pas mal de gens que nous avons rencontré aujourd’hui sont des gens qu’on avait déjà rencontré à la CRN. Il y avait quelques Hollandais en Allemagne, et il y a quelques Allemands ici, donc je pense qu’ils ont la même tendance, de vouloir faire la fête, sauter partout, mais on pourra sûrement répondre un peu mieux à cette question à la fin du festival.
- Justin : Je pense que les gars aux Pays-Bas, de manière générale, sont peut-être un peu plus sympa et plus facile à approcher que les Allemands, mais bon notre papa est 100% allemand, donc ça joue peut-être dessus (rires).
- Tobin : Je ne suis pas d’accord avec ça (rires).

- Jérémie : Comment sentez-vous le prochain concert ? Je pense que ça ne peut pas être pire (rires), je veux dire sur le plan technique...
- Kyle : Je suis vraiment impatient de pouvoir prouver qui nous sommes avec ce prochain concert (rires), du moins, un peu mieux.
- Tobin : On a eu pas mal de cordes cassées, la basse a cessé de fonctionner, et le son n’était pas réglé correctement... On n’a pas pu avoir un soundcheck assez long vu qu’on n’était pas là assez tôt, donc les choses se sont passées comme elles se sont passées, mais je crois que le public a quand même eu un bon temps... Je pense que le prochain va rendre celui-ci “ridicule”.
- Kyle : Espérons !

- Jérémie : Est-ce que ça vous ennuie si les gens vous comparent aux Dropkick Murphys ?
- Justin : Nous comprenons la comparaison... Les gens entendent la cornemuse, ils disent “Ah, c’est comme les Dropkick Murphys”, mais on voudrait que les gens nous écoutent et nous laissent être nous et les Dropkick eux-mêmes. Mais on comprend, beaucoup de groupes sont comparés à d’autres, mais si tu ne dois pas, alors ne le fais pas (rires). Enfin, ce n’est pas grave, ça aide les gens à comprendre un peu mieux le style donc voilà...
- Josh : Je préférerais être comparé aux Pogues, un groupe de punkrock.
- Kyle : Les Dropkick sont un bon groupe. Ils ont changé pas mal changé au fil des années, mais ils sont bien. En fait, quand je dois expliquer à des gens qui ne comprennent pas trop, je leur dis : c’est un peu comme les Dropkick, mais un peu plus hard. Donc je ne crois pas que je m’en préoccupe vraiment. Aux USA, on nous met au pied du mur et on nous labellise. D’ailleurs, ce n’est pas toujours cool car les premières fois qu’on a joué, on n’avait aucune idée de qui ils étaient, et on nous a appris qu’il y avait un autre groupe comme ceci... enfin.
- Justin : Je pense qu’on pourrait nous comparer à d’autres groupes dont le son est plus proche du notre que les Dropkick Murphys, mais du fait que nous avons une cornemuse, les gens n’arrivent pas à passer au dessus. Il y a une cornemuse ici et là, donc c’est pareil. Ils sont un peu plus soft que nous et il y a vraiment d’autres groupes de punk qui sont plus proches de notre son donc parfois quand on nous compare, j’ai envie de dire “Oh aller, faites un effort”.

- Jérémie : Et est-ce que vous avez quelque chose de prévu pour les prochains mois ? J’ai entendu que vous enregistriez ou que vous alliez le faire.
- Tobin : Pendant les deux prochains mois, nous allons enchaîner deux tournées. La première est avec les groupes The Street Dogs et Time Again, qui sont deux groupes de punk américains. En fait, The Street Dogs est le nouveau groupe du chanteur original des Dropkick Murphys. Celui-là va durer à peu près un mois et demi, et ensuite nous seront en tournée avec un vieux groupe anglais appelé The Toasters, pendant un mois. Donc voilà notre programme pour septembre, octobre et novembre.

- Cédric : Est-ce que vous planifiez de jouer un peu plus en Europe dans le futur ?
Justin : On aimerait beaucoup. On passe vraiment des moments géniaux quand on vient par ici. Peut-être qu’un jour nous pourrions venir une tournée complète, et rester plus longtemps, parce que c’est drôle de venir et de ne faire qu’un concert mais on préférerait les enchaîner, comme on fait aux USA.
- Tobin : On sera en Allemagne en septembre pour un festival appelé Ferropolis, avec des groupes comme Madball. Je n’en sais pas plus mais je sais qu’on y joue...

- Jérémie : Et pour finir, comment est-ce que vous résumeriez le groupe en un seul mot ?
- Tous : La fête !


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