Flatfoot 56 - Berlin - Wild At Heart (22 aout 2010)

publié par Aifix le 31 août 2010

L’échange qui va suivre a eu lieu le jour du concert de Flatfoot 56 au Wild At Heart à Berlin, juste après leur soundcheck. Les bonshommes ont la réputation d’être particulièrement sympathiques et drôles mais je dois dire que je ne m’attendais pas à passer un aussi bon moment ! J’espère que vous prendrez autant de plaisir à lire cette interview que j’en ai eu à la faire. Je vous mets dans le contexte : les trois frères Bawinkel (Justin, Tobin et Kyle) m’invitent dans les backstages et nous entrons de suite dans le vif du sujet :


Sur votre dernier album, il y a moins de cornemuses, et plus de mandolines, pourquoi ?

Tobin : Il y a beaucoup de personnes qui veulent nous mettre dans la veine des copieurs des Dropkick Murphys. Et je pense qu’une des raisons pour lesquelles ont a fait ce qu’on a fait, c’est qu’on cherchait à avoir notre propre truc. Bon, c’est clair, on adore les cornemuses. Mais la mandoline c’est quelque chose d’un peu plus unique dans le style de punk qu’on joue. Mélanger la mandoline avec un côté hardcore, comme on le fait, c’est particulier... Comme sur We Grow Stronger par exemple. Mais on adore toujours les cornemuses ! D’ailleurs Eric va faire le prochain album avec nous et c’est super d’avoir un musicien comme ça avec nous.

Donc vous prévoyez d’enregistrer un nouveau CD ?

Tobin : Ouais... Y’a pas encore de timing prévu mais... On a prévu de commencer à l’écrire en novembre, après qu’on ait finit les tournées.

Ok, c’est une super nouvelle ça ! Sur Black Thorn, il y a aussi beaucoup de changements de chanteurs, est-ce que vous allez continuer dans ce sens ?

Justin : Sur chaque album il y avait des changements, sur celui-ci un peu plus mais sinon on changeait toujours un peu. Et je pense que c’était juste l’envie d’être plus diverses. On ne voulait pas qu’une chanson ressemble à une autre sur le CD tu vois ? Donc ça peut l’expliquer. Et puis selon les chansons, la tonalité n’est pas la même donc...

Tobin : Si tu le veux bien, je vais rajouter quelque chose par rapport à ça. Si on peut mettre différents types de voix, on a plus de chances d’interpeler plus de monde. Et puis parfois ma voix n’est pas suffisante pour ce qu’on cherche tu vois. Et je trouve que les nouvelles recrues sont supers à ce niveau-là et qu’elles font du bon boulot. Mais on ne devrait pas mettre plus de trois chanteurs différents par album sinon ça deviendrait vraiment confus (rires). Par contre il y aura toujours des gros chœurs derrière.

Comment était votre expérience avec le producteur des Street Dogs ?

Justin : Il est vraiment super. C’était terrible de bosser avec lui. Selon moi c’est probablement le meilleur enregistrement qu’on ait fait. Il est super sympa et puis il essaie vraiment de faire ressortir le meilleur de nous-mêmes. Par exemple sur comment jouer sur telle partie, etc. Donc il te fait vraiment sentir comme si t’avaia écrit l’album sans difficultés. Et peu de producteurs le peuvent je pense. Il te donne des conseils sur comment jouer tes propres trucs donc c’est assez cool.

Tobin : Il est très efficace.

Maintenant que vous commencez à avoir du succès, comment voyez-vous vos deux premiers albums ?

Tobin : Oh les tous premiers ? Tu les as ?

Oui, je sais qu’ils sont devenus rares...

Tobin : Ouais, c’est dingue, les fans américains ne les ont même pas mais un paquet d’Européens oui. C’est cool ! C’est marrant c’est genre, des Allemands ont ces albums mais moi je les ai même pas chez moi (rires). Les gars, vous êtes des grands amoureux de notre musique... Mais, sur comment on voit ces années... Et bien, quand on a commencé le groupe... En fait c’est le seul groupe dans lequel on ait été, il avait 12 ans au moment de l’enregistrement (il montre Kyle du doigt)

Kyle :13 ans (il le prononce avec la même intonation que quelqu’un portant un appareil dentaire encombrant)

Tobin : Ouai 13 ans...

Kyle : ...Ça fout les boules (rires)

Tobin : ...Et depuis on a vraiment grandi. C’est la raison pour laquelle on ne les fait pas represser. Et puis c’était vraiment... immature...

Justin : On était jeunes !

Tobin : Ouais, et puis parfois un son va donner une fausse image du groupe à des gens et ils vont s’attendre à voir autre chose sur scène du coup. On veut pas ça du tout. C’est juste une ancienne période du groupe en fait.

Qu’est-ce que vous pensez de la scène skinhead, avez-vous aimé jouer au East Coast Oi ! Fest ?

La scène skinhead elle est super. Bon il y a différentes choses à propos des skinheads, certaines sont cools et d’autres sont assez ennuyeuses... La scène skin est un petit peu différente aux USA. Il semblerait qu’aux USA il y a beaucoup de skinheads qui sont plus dans le reggae alors qu’ici c’est plus la oi ! et le hardcore. Bien sur il y a énormément de skins qui écoutent aussi ça là-bas. Mais j’ai l’impression qu’en règle générale l’esprit est plus traditionnel...

Leur roadie : la nourriture est prête, on y va maintenant s’il vous plait !

Tobin : Ah... on peut reprendre ça après ?

(Après le repas je termine l’interview avec Kyle et Eric, à la terrasse du pub)

Ok, donc avant qu’on fasse une pause on était en train de parler du East Coast Oi ! Fest. Je crois que quand vous y avez joué il y a eu une bagarre, pendant le show de The Last Resort ou un groupe du genre... Je me demandais si c’était ce genre d’expériences qui avaient inspirées la chanson Hot Head ?

Kyle : Alors, Hot Head... En fait, c’est Justin mon frère qui a écrit cette chanson, et il la chante. Je pense que c’est plus une impression générale à propos de la scène. On a fait beaucoup de tournées, on a tourné avec The Business aux USA et il y avait le plus grand nombre de bagarres qu’on ait jamais vu. C’était genre tous les soirs. Il y avait de sérieuses embrouilles. Je te parle de gamins qui cassent une canette de bière en deux et qui la plantent dans le cou d’un autre. C’était un truc de fous. Et nous en voyant ça on trouvait ça super gay, tout ça faisait vachement handicapé quoi... C’était assez ennuyeux à voir. Bon ça arrive dans toutes les scènes hein. Et donc Justin était fatigué de voir toujours ces stupides bagarres, il en avait vraiment assez et il a écrit cette chanson Hot Head. Mais au East Coast Oi ! Fest c’était quelque chose d’autre. Il y a eu une grosse bagarre pendant le set de The Exploited, c’était juste avant celui des 4 Skins. Et ça a gâché tout le concert du coup les 4 Skins ont joué le jour suivant, ce qui a énervé pas mal de gens qui n’avaient pas acheté le bon ticket. Mais ça ressemblait pas mal à une bagarre de filles en fait. Des gens qui pendant 40 minutes se lancent des bouteilles ça a l’air assez débile. Mais la plupart de ces bagarres ont l’air débiles.

Dans le livre de Cock Sparrer, Steve Bruce dit que vous "assurez" et...

Kyle : Je savais même pas ça, c’est trop fort !

Ouais, c’est sorti en mars dernier. Ça raconte l’histoire du groupe et ils essaient de dire un petit mot sur tout les groupes avec lesquels ils ont joué. Et donc a un moment ils disent que vous assurez. Et j’ai remarqué que dans le livret de Black Thorn, vous remerciez Cock Sparrer. Pouvez-vous nous en dire plus à propos de la relation que vous avez avec le groupe mythique ?

Kyle : En fait ont était en tournée avec The Business, et on est passé à ce grand festival... Comment il s’appelle déjà... C’est à Austin au Texas. Et au départ on était assez déçus de pas pouvoir aller voir Cock Sparrer car ils faisaient une tournée au même moment. Et puis une de nos dates a été annulée et un de nos amis nous a alors demandé "Les gars ça vous dirait de jouer avec Cock Sparrer ?". On a répondu "Sans aucun doute mec ! On va le faire ! On les a jamais vus en plus !" Donc on a fait notre concert et... En fait je savais pas si on allait les rencontrer. Je voulais les rencontrer, mais seulement si ça allait se faire naturellement. Car il y a plein d’autres musiciens qui doivent leur dire "hey les mecs vous êtes le meilleur groupe de tous les temps, vous êtes dans mon top 3, etc." Et puis il y a aussi que parfois tu rencontres un groupe et en fait ce sont des blaireaux alors ça brise un peu l’image mythique que tu avais d’eux. Mais on les a rencontrés et ce sont des mecs super. Ils ont regardé notre set en entier et supporté tout le long. J’étais là "Whaou, c’est incroyable". Parce c’est très rare les groupes qui font ça, qui regardent ton set, car ils n’ont pas le temps généralement. Mais ces gars, leur amour pour la musique est incroyable. Et plus tard on a su qu’ils allaient jouer à Chicago (NDLR : leur ville) au Riot Fest alors on leur a dit qu’on pourrait ramener des pizzas et leur faire visiter la ville. Donc on s’est ramenés à leur concert et on a pas mal trainé ensemble durant 2 jours, c’était vraiment sympa.

Vous avez un t-shirt avec un aigle américain, est-ce que ça signifie que vous êtes patriotes ? Qu’est-ce que vous auriez à dire à ceux qui critiquent ce sentiment ?

Kyle : Lequel c’est ?

C’est un vieux.

Kyle : oh, un très vieux alors... Aux Etats-Unis c’est assez commun en fait. Le fait d’être fier d’être Américain. C’est complètement différent ici. On en parlait avec notre roadie, qui est allemand. Mais l’aigle ça fait partie de notre culture dans la scène punk en fait. Beaucoup de groupes l’utilisent. Et on l’utilisait beaucoup, mais on le fait moins. Mais si quelqu’un avait un souci avec ça je dirais que c’était pas tellement pour dire qu’on aimait notre pays mais surtout une question de look (rires). D’ailleurs je pense pas qu’on le referait...

Qu’est-ce que ça vous fait quand vous voyez des fans qui ont un tattoo Flatfoot 56 ? Et quel est votre tattoo de fan préféré ?

Kyle : Ah ça mec... Oh désolé Eric je monopolise toutes les réponses !

Eric : Pas de problème. C’est toujours bon de voir des gens qui arrivent pour te dire qu’ils te soutiennent. Mais c’est vrai que c’est un peu surprenant, surtout ici on a vu plein de gens avec des t-shirts Flatfoot.

Kyle : La question était à propos des tattoos...

Eric : Oui je sais...

Kyle : Ok je me tais (rires)

Eric : Non mais c’est cool ! Parce qu’on savait pas trop à quoi s’attendre vu que c’est une tournée ou on joue que dans des clubs ou des pubs. Et c’est génial car comme je le disais les gens viennent avec le t-shirt et tout. Et bien sur on a vu quelques tattoos pas mal...

Kyle : Ouais. On a un fan à Chicago, il nous suit depuis 7 ans je crois. C’est un de nos vieux amis. Et il a un pique old school avec des couronnes de lauriers et les paroles de Ollie Ollie. Et c’est un vieux skinhead. Et la façon dont il l’a fait faire, le style et tout, c’est juste parfait. Ça m’a donné envie d’avoir exactement le même. Et c’est probablement mon tattoo de fan préféré. Il y en a quelques-uns d’incroyables mais celui-là, il est vraiment terrible.

Les prochaines questions vont plus porter sur l’aspect "chrétien" du groupe. Est-ce que vous préférez jouer dans des gros festivals chrétiens comme le Flevo où vous avez joué hier ou alors dans un petit pub à Berlin ?

Kyle : Je crois qu’on jouera toujours dans les pubs. C’est là où on a commencé, c’est un peu... c’est un peu là où on se sent appelés tu vois. C’est pas qu’on trouve pas ça confortable, on adore les festivals chrétiens, on adore le Flevo festival mais... Faire ça chaque jour ou chaque week-end ça serait un peu... On est pas ce genre de groupe. C’est comme si ça correspondait pas à ce à quoi on se sent appelés. On sait où on doit être et très souvent c’est des pubs. Par exemple cette tournée c’était génial car on a joué surtout dans pubs et des clubs un peu partout en Allemagne et... c’est ça qu’on aime tu vois. On veut aussi jouer dans des endroits ou nos amis aiment voir des groupes. On a souvent joué dans des festivals chrétiens ou nos amis ne voulaient pas venir nous voir, ce qui est compréhensible donc... L’idée c’est que tu veux toujours être sûr que tu joues dans un endroit où tout le monde a accès et peut venir te voir.

Dans le groupe, êtes vous tous chrétiens ? Et si oui, est-ce plutôt une question d’éducation ou vous considérez-vous plutôt comme des chrétiens "born again" ?

Kyle : Tous les membres de Flatfoot sont des chrétiens "born again". On chante à propos de ce qu’on vit, et la plupart du temps c’est plutôt... On chante beaucoup à propos de notre foi. C’est pas qu’on fait une fixation là-dessus. Je veux dire, tu peux chanter beaucoup à propos du Christ, sans t’arrêter genre "Le Seigneur Jésus-Christ est mon Sauveur". Mais le truc c’est qu’on veut pas que nos chansons ressemblent à "Christ, Christ, Christ, Jésus, Jésus, Jésus" tu vois... Donc oui, tous nos membres sont des chrétiens "born again" et on chante à propos de ce que l’on vit et ce qu’on traverse. Pour autant on ne force personne, c’est pas le genre de nos paroles. C’est plus que la musique parle pour toi très souvent. On croit que pour montrer aux gens que Jésus-Christ les aime on n’a pas toujours nécessairement besoin d’utiliser de mots. La plupart du temps les actions de ta vie parle plus que des mots.

Justement ça nous prépare à la prochaine question : quand vous n’êtes pas en tournée, comment vivez-vous votre foi dans la vie de tous les jours ?

Eric : Quand on est pas en tournée... En fait c’est pas très différent, je veux dire, tu dois continuer à vivre ta vie, constamment, avec ta foi. C’est pas quelque chose qui prend des vacances ou qui se range à la maison ! Donc finalement c’est un peu pareil, je traine avec mes potes, car ils ont besoin de Dieu aussi.

Et allez-vous dans une église ou quelque chose qui y ressemble ?

Kyle : Oui. En fait depuis le début qu’on a commencé. Notre père a un ministère et depuis le début notre église c’est un peu comment dire... Pas le soutien mais... Ils prient pour nous constamment et nous voient comme un ministère en-dehors de cette église donc ils nous aident beaucoup. Ils prient tout le temps pour nous, ils nous gardent dans leurs prières. Donc c’est vraiment important pour nous qu’on soit en communication claire avec notre communauté d’origine et notre église. Parce qu’ils sont comme la famille. Notre église est très petite, il y a peu près 50 à 70 personnes. Il y a beaucoup d’anciennes prostituées ou d’anciens membres de gangs et il y a beaucoup d’autres genres de personnes qui sont "underground". Et ils nous supportent, ils viennent à nos concerts quand on joue à Chicago. Et on est comme la famille quand on est avec eux. Donc on reste très proches.

Sur votre dernier album, personnellement, je trouve que la meilleure chanson c’est "We Grow Stronger". J’aime beaucoup le message. Est-ce que vous pourriez dire quelques mots sur sa signification ?

Kyle : A la base c’est inspiré d’un passage de la Bible. Quand les lépreux arrivent dans la ville et qu’il la trouve vide, je sais pas si ça t’es familier mais en gros c’est inspiré de ça (NDLR : 2 Rois 7:3). En fait celle-ci c’est moi qui la chante. Mon frère s’est approché de moi en studio et il m’a dit "tu sais j’ai envie de pousser le truc d’une façon un peu plus dure, j’ai envie que tu la chante". Alors j’ai dit "cool" et on l’a faite. En gros c’est "A travers nos faiblesses qu’on devient plus fort". C’est sur les combats qu’on mène au quotidien tu sais. Et cette histoire elle a beaucoup d’impact. C’est une super histoire de la Bible.

Eric : C’est sur qu’on peut dire que Dieu nous connait vraiment. Il nous utilise. Et quand on est faible, Il est fort. Et c’est vraiment super de se dire qu’on a pas à se reposer sur notre propre force. Parce que si on fait ça on ne va pas très loin tu vois... Mais il faut être capable de tout donner à Dieu et juste Le laisser être Celui qui prend soin de nous, qui s’occupe de nos luttes quotidiennes.

Ouai je vois. Je trouve aussi que cette chanson, et particulièrement la phrase "A travers nos faiblesses, on devient plus fort" fait écho à la phrase "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort". Qu’en pensez-vous ?

Kyle : Ouais, mes amis me la sorte beaucoup... et ça craint quand ils le font ! (rires) Mais c’est vrai que c’est un bon parallèle. Je pourrais peut-être utiliser ça quand on aura ce genre de discussions.

Deux d’entre vous jouent aussi dans Sexually Frustrated...

Kyle : Ouais même trois maintenant en fait.

Ah ouais ?

Kyle : Ouais notre nouveau joueur de mandoline fait de la guitare dans Sexually Frustrated. Donc ça fait moi, mon frère Justin et Bryan. Donc ça fait trois. Donc ça devrait pas être trop dur si on veut faire une tournée avec Flatfoot (rires).

Pouvez-vous expliquez le concept du groupe ? Et surtout : est-ce qu’il confirme le cliché que tout les garçons chrétiens sont frustrés sexuellement ?

Kyle : Ah ! Joli, c’est marrant...

(Justin fait irruption à notre table et demande d’un air amusé)

Justin : C’est une interview pour SF ?

Kyle : Ouais il connait SF... Le concept du groupe c’est en gros : il y avait un vieux groupe punk/trash appelé Lust Control, c’était un side-projet de One Bad Pig et c’était un groupe comique qui parlait de pureté sexuelle, d’abstinence et de trucs comme ça. Et on s’est dit que ça pourrait être marrant de faire un groupe de hardcore dans la même veine, mais avec le son qu’on aime. On a commencé en 2006 et on essaie de faire le maximum de concerts mais c’est pas évident car c’est du pur side-project ce groupe. Mais on l’aime jusqu’à la mort alors j’espère qu’un jour on pourra plus le développer. On chante à propos des mêmes trucs que Lust Control, la moralité, garder ses principes, surtout par rapport a la sexualité. C’est super facile de restez droit mais quand ça concerne la sexualité ça se complique en général... Donc on chante beaucoup sur ce genre de problèmes que les mecs peuvent rencontrer, notamment dans la vie de tout les jours... Et concernant le cliché... heu... Tu sais quoi ? Oui ! Je pense que beaucoup de gars chrétiens sont frustrés sexuellement et il y a un problème avec ça donc...

Je reviens sur Flatfoot 56, et j’avais une question sur vos futurs projets. Mais vous y avez déja un peu répondu vu que vous allez enregistrer un nouvel album. Est-ce que vous avez d’autres news exclusives ?

Kyle : Des news exclusives... Actuellement le seul truc sur lequel on se concentre c’est les concerts. On a un mois de libre en novembre qui devrait être utilisé pour écrire des trucs. Ensuite on va tourner pendant 2 mois aux USA avec The Street Dogs et Sick Of It All. Mais notre planning est toujours ouvert, des choses cools pourraient arriver mais il ne faut pas non plus s’attendre à des trucs en particuliers, si ce n’est le prochain album bien sur.

Ok, super. Une question pour nos lectrices : avez vous tous des femmes ou des copines ?

Kyle : Ouais en fait. Bryan a une copine. Mes deux frères sont mariés. Et leurs femmes ont une grande importance dans ce groupe, elles font beaucoup : le merchandising, le booking, etc. Donc elles sont très impliquées.

Eric : Et notre bassiste est un charmant célibataire donc (rires)...

Kyle : Oui il y a moi... Alors je suis disponible pour rencontrer des filles aux concerts genre "hey je suis chrétien et je veux discuter" (rires). Et Eric est aussi célibataire.

Et pour finir, avez-vous aimé cette interview. Car en fait c’était ma première !

Kyle : Ouais carrément ! J’ai adoré les questions, elles étaient pas stéréotypées du tout. Et c’était marrant d’y répondre. Et ça m’a aussi posé quelques challenges sur certaines questions. Genre "tiens j’avais jamais eu à répondre à ça avant". Mais ouais c’était super.

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F56 - 22.08.10

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