A Hill To Die Upon - Elements of Rock 2012 (16 mars 2012)

publié par Johnar le 13 avril 2012

Avec leur corpse paint terrifiant et leurs riffs travaillés, le duo américain A Hill To Die Upon n’a laissé personne indifférent. Nous avons été très étonnés de rencontrer leur chanteur-guitariste, tout calme et complètement démaquillé, en petit bonnet bleu et lunettes rondes. Entretien fort sympathique.



Salut, tu peux te présenter, ainsi que ton groupe ?

Je m’appelle Adam, je suis le guitariste et chanteur du groupe A Hill To Die Upon. Nous sommes un groupe de black death américain actif depuis environ sept ans, et là je m’éclate à fond en Suisse !

Vous êtes déjà venus en Suisse ?

Non, on a déjà joué une fois en Angleterre, deux fois en Norvège, mais c’est la première fois qu’on vient dans la partie sud de l’Europe.

Et que penses-tu de ce festival ?

C’est mieux que nulle part ailleurs, et je déconne même pas ! Sérieux, c’est génial ! Ici, tout le monde donne l’impression d’être une grande famille. Je suis allé au Nordic Fest d’Oslo et au Cornerstone Festival (j’habite à une heure de route, j’y suis allé environ treize fois !), ça ressemble un peu, mais il y a une ambiance particulière ici, quelque chose de très spécial.

Vous êtes un groupe chrétien, mais êtes-vous clairs dans vos messages, ou préférez-vous rester plus discrets ?

On est peut-être pas tout à fait clairs, on aime mieux adopter un côté plus mystérieux. On ne cache rien, mais quand tu te pointes vers quelqu’un et que tu lui dis : "Jésus t’aime", ça en fait fuir certains ! Et ça enlève un peu du message, parce que d’accord, Jésus t’aime, mais quand tu le cherches et que tu le trouves, ça veut dire tellement plus ! Donc, dans nos paroles, on reste un peu plus sombres, on montre un côté plus douloureux de la foi. C’est comme ça que je le vois, avec les combats que je mène. La vie est difficile, la vie chrétienne est difficile, mais il y a une certaine beauté dans la douleur en même temps.


Vous utilisez le corpse paint. Comment l’utilisez vous ? Dans le même état d’esprit que les membres d’Antestor, qui s’en servent pour illustrer les combats auxquels ils doivent faire face ?

Oui, notre vision est très similaire ! Je sais que je suis une nouvelle créature, mais il reste une autre part de moi-même qui est très humaine, très mauvaise, du fait que je vis dans ce monde. Sur scène, je laisse tout ça aller. J’utilise le maquillage le plus hideux et le plus choquant pour l’exprimer. C’est comme jouer un rôle, en quelque sorte. Et c’est aussi une part de moi-même avec laquelle je suis perpétuellement en guerre.

Vous n’êtes que deux membres permanents. Tu es l’un des membres fondateurs ?

Oui, Michael le batteur (qui est aussi mon frère) et moi sommes les seuls membres à proprement parler. Nous avons fondé le groupe, trouvé le nom, j’écris toute la musique, il s’occupe des textes. Le bassiste qui nous accompagne actuellement n’est là que pour les concerts, et c’est la première fois qu’il joue avec nous. On a eu à peu près dix-huit personnes différentes en sept ans. Des fois, Michael et moi jouons sans bassiste, et même si j’ai beaucoup d’amplis, ça me laisse beaucoup de place vide sur scène !

Comment gérez-vous votre temps entre tous les éléments importants de votre vie, famille, boulot, etc, en plus du fait que vous n’êtes que deux dans le groupe ?

Niveau boulot, je suis comme tout le monde, j’ai un boulot chiant ! Michael est aux cours, sa copine habite dans un autre état, mais en définitive on s’arrange pour que tout fonctionne bien ! On ne travaille pas énormément en dehors des périodes de concerts, mais quand on a une date, on planche à fond pendant des semaines. Par contre, on n’arrête jamais de penser au groupe, aux compositions, on ne déconnecte jamais. C’est devenu une malédiction, en un sens ! Mais une bonne malédiction ! On cherche sans arrêt de nouvelles idées, on est toujours en quête de nouveaux moyens d’exprimer ce qu’on vit.

Vous préparez un nouvel enregistrement ?

Oui, mais on n’est pas encore décidés sur la forme. On sait qu’on va enregistrer quelque chose, mais ça pourra être un album, un EP ou encore autre chose. Mais on a déjà quelques idées, deux nouveaux titres sur lesquels on travaille, du nouveau matériel, et je me réjouis !

Pour les enregistrements, vous préférez les grands studios aménagés, ou les caves et garages ?

Ça dépend, mais la plupart du temps...les caves. Les petits studios, je dirais. Notre premier album a été enregistré dans un beau studio, mais il était situé dans la maison de quelqu’un. On a enregistré le deuxième avec Rex Carroll, de Whitecross. C’était absolument génial de travailler avec lui, c’est un gars incroyable ! On a réfléchi à enregistrer notre prochain opus avec lui, mais il y a aussi d’autres studios qui nous ont proposé de le faire, donc on verra. Actuellement on en est à l’écriture, et de toute manière, les choses se mettent en place d’elles-mêmes au fil du temps. L’écriture de notre premier album, “Infinite Titanic Immortal”, a pris deux ans et demi, et l’enregistrement a pris deux mois. “Omens”, le deuxième, a été écrit en un an et demi, et on l’a enregistré en huit jours seulement. C’était très rapide !

Tu veux ajouter quelque chose ?

J’aime la Suisse ! Non, sérieux ! Quand je suis arrivé ici, j’ai demandé aux gens comment il fallait faire pour déménager dans le coin ! C’est vraiment magnifique ! Mais je pense que si je déménage, je viendrai plutôt de votre côté, parce que je préfère parler français !


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