Borgentreich - Freakstock 2011 (3 - 7 aout)

publié par Aifix le 9 décembre 2011

On prend les mêmes et on recommence. Comme chaque année, votre serviteur vous propose un compte-rendu de quelques concerts mémorables du Freakstock. Rendez-vous immanquable pour certains, petit festival qui manque cruellement de têtes d’affiche pour d’autres. Quoiqu’il soit devenu, ce festival n’a pas perdu son atmosphère si particulière et c’est bien ça qui compte !


Interviews :
Doyle
Stay Strong

Photos :
Front 77
Doyle
Salvation Pioneer
Today Forever
Triplet
Stay Strong


Pour la 3ème année consécutive, le festival prend place à Borgentreich, dans une ancienne caserne militaire qui semble de plus en plus s’adapter à la petite sauterie (rodage oblige). Niveau répartition des différentes scènes on retrouve sensiblement la même configuration que l’année dernière. Comme d’habitude également, la soirée d’ouverture du mercredi soir se concentre surtout sur de la louange. Musicalement parlant, les choses comment à devenir sérieuses le jeudi soir.

Jour 1 : jeudi

Après une rapide lecture du programme je me dirige vers le Turbinenhalle. Première remarque : l’installation de la salle à un peu changé, en bien. En très bien même ! Cette salle a enfin de la gueule. On retrouve l’absence de barrières (le bon point de l’année dernière), avec en plus une fosse légèrement réduite du au fait que les tables de merch ne sont pas au fond de la salle. C’est assez bien vu car ça jouera pour l’ambiance comme nous allons le voir plus tard.

Woke Up In Hospital ouvre le bal vers 21h.

WUIH-FS11

On se souvient de sa prestation de l’année dernière au Raketenklub. Et bien là, c’est à peu près pareil. En un peu mieux bien sûr (prestige de cette scène oblige). Mais leurs compos manquent toujours autant d’originalité. Des énormes breakdowns sans fin, placés avec tout sauf parcimonie. Quelques moshers s’en donnent à cœur joie, mais rien d’extraordinaire. Coté look des zikos on est toujours dans le style marathonien.

WUIH-FS11

Une bonne mise en bouche malgré tout !

C’est ensuite au tour des Parisiens de Doyle de d’installer sur scène. Seul groupe français du festival, il leur revient la lourde tache de représenter les (trop) rares groupes francophones à jouer au Freakstock. Leur style pourrait s’apparenter a un mélange de metalcore et de post-rock. Assez spécial. Ce qui est sûr c’est que leur jeu de scène extrêmement énergique à mis tout le monde d’accord. Un show plein d’intensité, avec rappel, qui marquera les esprits.

Juste le temps de faire une petite interview avec les gars de Doyle et je me dirige vers le Black Pearl pour voir un autre représentant de la francophonie, et plus précisément de la Belgique, j’ai nommé Lymf. Musicalement, on change complétement de registre puisqu’on passe à de la techhouse. L’exiguïté de la salle, ainsi que les quelques problèmes techniques rencontrés par le DJ n’aidèrent à enflammer le dancefloor. Ça n’a pas empêché malgré tout d’être l’occasion de revoir d’autres francophones (en petit nombre cette année il faut bien l’admettre !)

Lymf-FS11

Jour 2 : vendredi

Comme l’année dernière nous profitons dès le matin d’un temps de louange animé par nos amis de Turbo Hatchet (qui a joué 2 fois en tout cette année). Le groupe joue un set à peu près équivalent à celui de l’année dernière, à moins qu’il ne soit un poil moins carré ? Les zikos se seraient-ils un peu rouillés ? Au final, le rendu est à mon sens un peu moins bon que sur l’excellent EP. Mais pour un groupe de louange, et surtout à cette heure-là, on n’est pas très exigeant. Mission donc réussie pour le groupe.

TH-FS11

Le soir mon choix se porte dans un premier temps sur le Raketenklub pour voir une nouvelle fois Praiser, le groupe de punk de Hambourg.

Praiser-FS11

Formation toujours aussi atypique puisque c’est un groupe composé uniquement de deux membres. La petite différence est que le batteur s’est munis d’un micro sans fil style "one man show dans un stade de foot".

Praiser-FS11

Toujours est-il que Praiser a assuré un set au moins aussi bon que l’année dernière ! Dans la fosse ça fait mouche et on a droit à un bon vieux pogo.

Je me dirige ensuite vers le Turbinenhalle et tombe un peu par hasard sur le concert des jeunes About An Author, un groupe screamo/metalcore. Pas grand-chose à dire sur ce set, tant leur musique me laisse indifférent... question de goût.

Non moi ce que j’attends, et je pense pas être le seul dans ce cas, c’est le show de Stay Strong, le groupe de hardcore de Bad Hersefeld. La formation, va en effet nous distiller une musique de premier choix. Un très bon mélange de mosh parts et de parties plus rapides. Le tout dirigé par un chanteur déchainé qui n’arrête pas de bouger et de nous servir un "flow" sur mesure.

StayStrong-FS11

On n’aurait pas pu rêver mieux pour motiver le pit. On retiendra beaucoup de fun, de mosh, de stage diving, et un peu de sing alongs. A mon sens, un des meilleurs concerts du festival. En tout cas le seul vraiment typé hardcore old school.

StayStrong-FS11

Le public s’est bien amusé et aux dires des zikos, eux aussi, puisqu’ils ont déclaré que c’était le meilleur public qu’ils n’avaient jamais eu. Pour eux aussi, une interview a été faite.

Today Forever a ensuite encore fait monter d’un cran la température du Turbinenhalle avec un show énergique, comme à son habitude. Là encore, le public répond et le groupe fait mouche.

Un rapide passage au Dorfdisko attire mon attention. Pour aller avec le thème "vintage" de la décoration de cette année, un cours de danse des années 20/30 était donné. Assez drôle à regarder.

Dorfdisko-FS11

Jour 3 : Samedi

Le jeune groupe Salvation Pionneer ouvre les hostilités au Raketenklub en entrant sur scène sur fond d’une musique tirée de la BO de Transformers.

SP-FS11

S’en suit un show mélangeant metal et hardcore. Quelques bonnes parties surgissent mais se noient rapidement dans des influences façon "metal mainstream". Le jeu de scène est peut être un poil trop surjoué, mais on mettra ça sur le compte de leur jeune âge.

SP-FS11

Par contre, je ne comprends pas vraiment l’intérêt de la chanteuse qui fait les chants clairs. Surtout que le chanteur principal assure tout ce qu’il faut quand il s’y met.

La très très bonne surprise par contre vient du groupe qui joue juste après : Front 77 ! Je me souvenais de leur show de l’année dernière ou ils nous avaient servi un streetpunk sympathique mais pas encore tout à fait carré. Mais ici, la donne va être différente. Déjà, le line-up a pas mal changé. Le guitariste se retrouve derrière les futs. Devant on trouve un guitariste et un bassiste armés d’immenses dread locks, ce qui n’est pas pour me rassurer. Et pourtant y’a pas photo, le groupe a carrément progressé ! Les morceaux sont bien rapides et ont pour la plupart des refrains accrocheurs.

F77-FS11

Le set list s’enchaine dans une ambiance bien festive, avec toujours une ou deux reprises des regrettés Christcore. La foi est toujours autant mise en avant, mais avec un coté peut être plus rigolo, qui fait un peu penser aux Jesus Skins.

F77-FS11

Un super moment en tout cas, qui nous montre que Front 77 est un groupe à suivre. Ça tombe bien puisqu’il est en train d’enregistrer un album...

Lymf prend ensuite les rennes du Raketenklub. Mais cette fois-ci, il ne va pas connaitre les difficultés techniques du précédent set. Serait-ce son magnifique t-shirt Jupiler qui lui aurait porté chance ? Toujours est-il que la foule de danseurs semble conquise.

Au même moment joue Foryoumydear. Un groupe qui a commencé sur la tendance émotion mais qui vire de plus en plus vers le hardcore aux dire d’un Allemand. Sur ses bons conseils, je tente ma chance à la Turbinenhalle. Y’a pas à dire, Foryoumydear a un son intéressant et de bonnes idées. On appréciera une très bonne attitude, un bon message et des morceaux carrés. Par contre le bassiste ne bouge pas d’un poil et ne pourrait mieux exprimer la rigidité allemande si légendaire ! Le groupe finit son set par une reprise de Sleeping Giant qui va amener une grosse réponse de la part du public.

Pour ma part, voila ce que je retiens de ce festival d’outre-Rhin qui a rassemblé cette année à peu près 3500 personnes. Pas de grosses têtes d’affiches cette année, comme dit précédemment. Mais ce qui marque avec ce festival, c’est vraiment l’ambiance fraternelle. La sensation de pouvoir aborder n’importe qui pour commencer une discussion (en allemand ou en anglais). Claque musicale ou pas, c’est vraiment une expérience à essayer ! Auf wiedersehen !


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