Frederik Ehmke - Sinbreed - Blast of Eternity 2012 (10 novembre 2012)

publié par Djhé, Johnar le 19 décembre 2012

Attrapé entre une démonstration professionnelle de batterie et son concert, Frederik Ehmke, batteur du célèbre groupe de power métal Blind Guardian, s’est livré à une petite interview au sujet de son deuxième groupe, Sinbreed, et de lui-même en passant.


Salut, est-ce que tu peux te présenter, ainsi que Sinbreed ?

Mon nom est Frederik Ehmke, je viens d’Allemagne, et je suis le batteur de Blind Guardian et de Sinbreed. Nous avons commencé en 2006, en tant que projet d’enregistrement. Flo Laurin, le guitariste, qui est un ami, m’a appelé au moment où le groupe allait enregistrer l’album et m’a proposé de m’y joindre. Ensuite nous avons reçu des offres de concerts et des invitations pour des festivals, comme le ProgPower USA d’Atlanta en septembre dernier. Avec tout ça, nous nous sentons plus comme un groupe que comme un projet, maintenant.

Vous n’avez sorti qu’un seul album ?

Oui, un seul, et depuis on fait quelques concerts, pas trop, pas de tournées, juste des concerts isolés. Le ProgPower USA dont je parlais est la plus grande date qu’on ait faite.

Quelles sont vos convictions ? Où vous situez-vous dans un festival chrétien ?

Pour être honnête, notre philosophie est plus basée sur la musique et l’harmonie des mélodies. De mon côté, ça n’a rien à voir avec la politique ou le spirituel, mais puisqu’il faut bien chanter quelque chose, nous avons cherché des paroles qui vont avec la musique. Nos textes sont principalement basés sur le combat entre le bien et le mal. Ce n’est absolument pas un problème pour nous de jouer dans un festival chrétien, on est tout à fait ouverts d’esprit. On peut jouer n’importe où, on n’a pas vraiment d’idéologie, en fait.

Comment est-ce que tu partages ton temps entre Blind Guardian et tes autres groupes ? As-tu d’autres projets musicaux à part Sinbreed ?

Bien sûr, je passe plus de temps avec Blind Guardian, d’ailleurs il est malade aujourd’hui, mais le guitariste rythmique de Blind Guardian joue avec nous en live, en général. En plus de Sinbreed j’ai évolué avec un groupe qui faisait des reprises de Pink Floyd. Comme j’aurai un peu plus de temps l’année prochaine, ça sera l’occasion de me produire de nouveau en concert avec ce groupe. J’ai refait une date avec ce combo il y a quelques semaines, la première en quatre ans depuis que j’ai quitté le groupe. J’en ai deux autres de prévues dans les semaines qui viennent, comme les autres musiciens sont de nouveau un peu actif. Mais c’est un groupe qui ne fait que des reprises, donc il n’enregistre rien. Au mieux, il peut avoir un site internet et des vidéos de concerts sur YouTube.

Est-ce que tu donnes des cours de batterie en plus de tout ça ?

Oui, j’ai une école de batterie où je donne des cours professionnels. Je suis tout seul, mais ça s’appelle quand même une école. Quand j’étais enfant et que j’étudiais la batterie, j’aurais voulu que quelqu’un avec une bonne expérience m’enseigne. Alors je le fais pour des plus jeunes, j’ai envie de partager ce que j’ai. Je n’ai pas de travail d’appoint, ma vie est entièrement basée sur la batterie.

Quel genre de musique pratiques-tu, et quelles sont tes préférences ?

J’ai commencé avec le jazz et la musique populaire jusqu’en 2004, année où j’ai rejoint Blind Guardian. Je ne suis pas limité à un genre musical. Forcément, mon style préféré c’est le métal, mais je privilégie la mélodie, donc je n’aime pas particulièrement le black métal, par exemple. J’aime bien le rock et la musique latine, c’est vraiment sympa à jouer. Le jazz, à jouer oui, à écouter non. Ce n’est pas mon style de musique.

Tu n’écoutes pas de jazz ?

Non, à quelques exceptions bien sûr. Pour moi, le jazz est une conversation entre les musiciens. Parfois c’est intéressant d’écouter d’autres gens parler, mais ce serait encore plus intéressant de savoir ce qu’ils peuvent se dire ! Durant mes études, j’ai dû apprendre et écouter ce genre de choses, mais le moment où mes professeurs m’ont dit « Là, ça sonne bien ! », c’est quand j’ai commencé à ignorer et oublier les règles établies et que j’ai joué ce que je voulais comme je le voulais. J’ai développé ma propre version du jazz. Avant ça, ils disaient toujours qu’il manquait quelque chose, mais à partir de ce moment-là, tout le monde était content du son que je m’étais approprié. Je n’essayais plus d’imiter qui que ce soit, je faisais simplement de la musique.

Quels sont les groupes qui t’inspirent ?

J’aime beaucoup la musique de Rush. Dream Theater a longtemps été un de mes groupes préférés, mais jusqu’à un certain point, plus maintenant. J’aime Pink Floyd. Soilwork est un excellent groupe, aussi. Et parfois des albums précis suscitent particulièrement mon attention : par exemple, j’ai trouvé les « Mezmerize » et « Hypnotize » de System of a Down très inspirants.

Quels sont vos projets pour la suite avec Sinbreed ?

Pour l’instant, on focalise sur la composition, on prévoit d’enregistrer des démos et on verra bien ce qui en ressortira ! On est totalement libres de mouvement, et on laisse les choses se développer. On ne force rien !


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