Benea Reach - Monument Bineothan (2006)

publié par Lymf le 16 septembre 2006

Loin d’être un nouveau venu dans la scène metal - cela fait quelques années déjà que le groupe tourne - Benea Reach sort enfin son premier album. L’attente fut peut-être longue pour certains, mais ô combien récompensée avec ce magnifique Monument Bineothan. Mais à quoi peut-il bien ressembler ?


Benea Reach - Monument BineothanLe groupe décrit sa propre musique à la manière suivante :

Imaginez des riffs inspirés de Mastodon, joués avec la précision de Meshuggah et arrangés à la manière de Tool et son approche progressive percutante.

Concrètement, nous avons droit à un metal moderne, technique, influencé par des noms en core, dont les rythmes sont souvent syncopés, mais surtout très - insistons sur le très - sombres.

Techniquement, le groupe fait fort, mais il faut dire qu’il est composé entre autres d’anciens membres de Selfmindead et d’un ex-guitariste d’Extol, dont on remarque par moments l’influence directe. On sent directement que Benea Reach n’est pas là pour faire le guignol mais pour nous balancer son mur de son dans la figure, et même si au premier abord, ce mur semble répétitif, les variations apparaîtront au fur et à mesure des écoutes et le plaisir de l’auditeur augmentera. Monument Bineothan est donc, à l’instar de la Chimay Bleue, un gros morceau de steak qui passera difficilement entre deux repas. Et pour cause, sa durée de plus de 65 minutes (oui, soixante-cinq minutes) ne laisse aucun répit. Durant ce laps de temps, on passe du sombre au très sombre (avec River dans une tendance doom metal) pour entrevoir parfois la lumière avec des titres tels que Torch ou Purge, beaucoup plus rapides et techniques. A cela s’ajoutent des chansons (ou parties de chansons) nettement plus calmes, planantes, qui nous transportent comme dans un rêve, avec des effets électroniques rajoutés (mais rassurez-vous, ils sont bien dosés).

La voix, à l’image de la musique, est variée, bien que cela ne se remarque pas trop, et lourde. On passe d’une voix gutturale à une voix criée (tantôt dans les aigus, tantôt dans les basses), à une voix chantée. Des chœurs font également leur apparition. Quant au contenu des paroles, difficile d’en dire quoi que ce soit, les lyrics ne se trouvant pas dans le livret. C’est peut-être la principale déception.

En résumé, Benea Reach frappe fort pour un premier album, qui a mis du temps à voir le jour, mais qui fera certainement parler de lui.

Benea Reach : www.beneareach.com
Tabu Recordings : www.taburec.com


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